Malawi: pas de remise en liberté pour le premier couple gay "marié"

Un tribunal du Malawi a refusé lundi de remettre en liberté sous caution deux homosexuels accusés d'"attentat à la pudeur" pour "s'être marié" au cours de la première cérémonie de mariage gay du pays.

Le tribunal a décidé de donner aux plaignants six jours supplémentaires pour achever leur enquête sur l'"attentat à la pudeur" retenu contre le couple gay.

Steven Monjeza and Tiwonge Chimbalanga, conduits menottés sous forte présence policière dans la salle d'audience, sont apparus abattus, alors que des centaines de curieux leur manifestaient hostilité ou soutien.

Le couple a été arrêté le 28 décembre au soir à Blantyre, la capitale commerciale, trois jours après s'être "marié" lors de la première cérémonie publique de ce genre dans le petit pays conservateur d'Afrique australe.

Les deux hommes ont plaidé "non coupable" devant le tribunal mais risquent 14 ans de prison, si leur culpabilité est reconnue.

Le représentant de la police Dickens Mwambazi a demandé au tribunal de ne pas les remettre en liberté, estimant que les deux hommes devaient rester en détention pour leur "propre sécurité" en raison d'une large condamnation de leur action de la part des habitants du Malawi.

"Le 10 janvier, l'Etat devra achever son enquête sur les accusés ou alors, le tribunal les remettra en liberté sous caution, avec ou sans condition", a souligné le magistrat.

Leur lune de miel a choqué cette nation conservatrice de 14 millions d'habitants où l'homosexualité est interdite, et où les questions de sexe sont encore largement tabou. (SCM)

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