Medvedev dénonce les purges staliniennes et appelle au devoir de mémoire

Le président russe Dmitri Medvedev a estimé vendredi qu'aucune raison d'Etat ne pouvait justifier les millions de victimes des purges staliniennes, dans une rare condamnation du dictateur soviétique qui reste vénéré en Russie.

"Rien ne peut être plus haut que la vie humaine. Rien ne peut justifier les répressions", a déclaré M. Medvedev sur son blog à l'occasion de la Journée de commémoration en Russie des victimes des répressions politiques.

Abondant dans le sens des défenseurs des droits de l'Homme, le chef de l'Etat a jugé que les heures sombres de l'URSS devaient avoir tout autant leur place dans la mémoire collective que la Victoire de 1945, un des socles du sentiment national russe.

"La mémoire des tragédies nationales est aussi sacrée que celle des victoires", a-t-il dit. "Il est très important que les jeunes (...) soient capables de compatir suite à l'une des plus grandes tragédies de l'Histoire russe".

L'ONG russe Memorial a salué cette prise de position du Kremlin. (GFR)

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