Merkel veut plus de personnes d'origine étrangère dans les services publics

La chancelière allemande Angela Merkel s'est prononcée samedi pour davantage de personnes d'origine étrangère dans les services publics alors qu'un virulent débat sur l'intégration agite l'Allemagne.

"Nous avons actuellement vraiment une sous-représentation des personnes issues de l'immigration dans le service public et il faut changer cela", a souligné la chancelière dans son podcast hebdomadaire.

La dirigeante conservatrice a également déploré certaines formes de discrimination dans la recherche d'un emploi.

"Quand quelqu'un a un nom qui ne sonne pas très allemand, il arrive souvent que pour certains emplois, il ait des difficultés a être embauché", a-t-elle regretté.

La ministre d'Etat chargée des questions d'intégration Maria Böhmer s'était déjà prononcée en janvier pour l'introduction d'un quota de personnes d'origine étrangère dans les services publics mais son appel était resté sans réponse.

Il n'existe pas de statistiques sur le nombre de personnes issues de l'immigration employées dans les différentes administrations.

Certains Etats régionaux comme la Rhénanie du Nord-Westphalie, le Bade-Wurtemberg ou Hambourg comptent entre 23% et 26% d'étrangers.

Depuis la publication fin août d'un pamphlet anti-immigrés musulmans par un haut fonctionnaire, les responsables politiques s'interrogent sur le degré d'intégration des 7,3 millions étrangers -- 8,9% de la population -- qui vivent en Allemagne.

La chancelière doit réunir mercredi prochain 115 représentants d'organisations, associations et services publics qui s'occupent des questions d'intégration afin de décider d'un plan d'action dans le cadre d'un "sommet sur l'intégration".

Sur quelque 82 millions d'habitants, 15,6 millions sont étrangers ou d'origine étrangère, soit une personne sur cinq en moyenne. (BAJ)

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