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Nouvelle mutinerie dans une prison au Brésil: quatre morts et cinq otages

Une nouvelle mutinerie a fait quatre morts dans une prison située au coeur de Manaus, en Amazonie (nord du Brésil) et les détenus retenaient encore cinq personnes en otage mercredi soir, a indiqué à l'AFP une porte-parole des autorités locales.

Cette rébellion intervient au lendemain d'une mutinerie sanglante de 30 heures dans une prison de l'Etat de Maranhao (nord-est) qui a provoqué la mort de dix-huit détenus, dont quatre ont été décapités.

La mutinerie dans la prison publique Desembargador Raimundo Vidal Pessoa, située au centre de Manaus, la capitale de l'Etat d'Amazonas, a commencé mercredi matin lors "d'une rixe entre détenus" qui ont incendié des matelas et détruit leurs cellules, selon une porte-parole du secrétaire à la Justice d'Amazonas.

"Les détenus du pavillon B ont envahi le pavillon C où se trouvent actuellement les otages qui sont des fonctionnaires et des stagiaires de notre secrétariat", a-t-elle dit à l'AFP.

"Ils ont réclamé la présence d'un juge et d'un représentant des droits de l'homme. Le juge est arrivé et les négociations pour la libération des otages sont en cours", a ajouté la porte-parole.

La porte-parole du secrétaire à la Justice a confirmé que la prison était surpeuplée. "Elle abrite 828 détenus alors que sa capacité est d'un peu plus de 200 places", a-t-elle admis.

Ce sont habituellement le surpeuplement et le manque de gardiens qui sont à l'origine de la violence dans les prisons brésiliennes.

Les gangs prospèrent d'autant mieux qu'ils parviennent à organiser la vie dans les prisons souvent délabrées et insalubres et dont les administrations, dépourvues de moyens, sont largement gangrenées par la corruption. (DAD)

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