Pas de changement de cap après les élections de dimanche, assure la Commission européenne

La Commission européenne a assuré lundi maintenir rester ferme dans sa stratégie socio-économique, au lendemain d'élections qui ont désavoué les politiques d'austérité en France et en Grèce. La croissance fait partie de l'agenda européen depuis le début de la crise, ont assuré des porte-parole, qui ont reproché aux médias de caricaturer les politiques de l'UE.

La Commission a démenti que sa stratégie soit basée uniquement sur l'austérité, un terme auquel elle préfère d'ailleurs celui de "consolidation budgétaire". Les réformes structurelles préconisées, notamment la flexibilisation du marché du travail, doivent permettre de renouer avec la croissance à moyen terme, selon elle.

Certaines des mesures réclamées par le nouveau président français, François Hollande, comme les emprunts européens destinés à financer des projets d'infrastructures et les mobilisations des ressources de la Banque européenne d'investissement sont déjà sur la table, ont rappelé les porte-parole.

L'exécutif européen n'en a pas moins semblé entrouvrir la porte à un assouplissement de la discipline budgétaire. Dans un discours prononcé samedi, le commissaire aux Affaires économiques, Olli Rehn, a souligné que les règles européennes devaient être interprétées "de façon différenciée en fonction des pays et dans un sens favorable à la croissance".

"Le pacte de stabilité et de croissance n'est pas stupide", a-t-il dit, des mots qui font écho à ceux de l'ancien président de la Commission, Romano Prodi, en 2002, quand le pacte avait été légèrement assoupli.

L'Espagne sera le premier test grandeur nature de la rigueur prévue par les nouvelles règles budgétaires européennes. Bien que dirigé par un gouvernement de droite gagné à la rigueur, le pays semble incapable de faire passer son déficit sous la barre des 3% du PIB l'an prochain, comme le prévoit son calendrier européen. (WAE)

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