Plainte pour homicide contre une société d'implants mammaires

La famille d'une ancienne porteuse d'implants mammaires défectueux de la marque PIP, décédée d'un lymphome lundi à Marseille à l'âge de 53 ans, a annoncé jeudi son intention de déposer plainte "pour homicide involontaire".

Edwige Ligoneche, ancienne porteuse d'implants Poly Implant Prothèse (PIP), est décédée "d'un lymphome avec antécédents de complication sur prothèse mammaire", a expliqué à l'AFP la direction de l'institut Paoli Calmettes, centre de lutte contre le cancer.

Sa soeur Katia Colombo a indiqué que sa famille allait dans les jours à venir porter plainte "pour homicide involontaire en lien avec l'association" des Porteuses de prothèses PIP (PPP).

La famille et l'association établissent un lien entre prothèse et cancer parce que "la lettre de son cancérologue dit clairement que le lymphome s'est développé au contact de la prothèse qu'elle portait", a expliqué à l'AFP leur avocat Me Philippe Courtois.

L'affaire des prothèses défectueuses avait été révélée fin mars 2010 quand l'Agence française des produits de santé (Afssaps) avait suspendu l'utilisation des prothèses mammaires à base de gel de silicone fabriquées par PIP, à cause d'un taux de rupture anormal.

Selon les éléments recueillis par les enquêteurs, PIP utilisait un gel de silicone différent de celui qui avait été déclaré aux autorités sanitaires. Il a depuis été établi que le silicone utilisé n'était pas destiné à un usage médical mais industriel.

Les problèmes avaient commencé en 2006 quand la prothèse PIP que Mme Ligoneche s'était fait poser en 2005 pour des raisons esthétiques, s'était fissurée. (KAV)

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