Réchauffement: les automnes chauds plus nocifs pour le climat

Les automnes chauds entraînent des rejets plus importants de CO2 dans l'atmosphère, tandis qu'une élévation des températures au printemps permet au contraire de retenir davantage de dioxyde de carbone, selon une étude à paraître cette semaine dans le magazine Nature.

"En automne, la respiration, qui correspond à la dégradation des tissus des plantes, notamment dans les sols, l'emporte sur la photosynthèse qui fixe le carbone", explique dans un communiqué trois institutions de recherche françaises, desquelles dépend le LSCE. La "respiration" rejette du CO2 dans l'atmosphère.

"La photosynthèse et la respiration augmentent durant le réchauffement automnal, mais l'augmentation de la respiration est plus importante", selon l'étude publiée dans Nature.

En moyenne, l'élévation des températures observées en Amérique du Nord et sur le continent eurasien au cours des deux dernières décennies est d'environ 1,1°C au printemps et de 0,8°C en automne.

L'absorption supplémentaire de CO2 obtenue grâce à des printemps plus chauds est annulée à 90% par l'élévation des températures vers la fin de l'année, mais le bilan reste pour l'instant positif.

Il ne l'est pas en revanche en Amérique du Nord, ou contrairement à l'Eurasie, l'élévation des températures est plus importante en automne qu'au printemps.

"Si à l'avenir, le réchauffement en automne est plus rapide qu'il ne l'est au printemps, la capacité des écosystèmes des latitudes élevées de l'hémisphère à séquestrer du carbone pourrait diminuer plus tôt que prévu", soulignent les chercheurs.

(TAS)

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