Retrait américain: les Irakiens inquiets pour la sécurité de leur pays

De nombreux Irakiens ont accueilli jeudi avec appréhension l'annonce du retrait de la dernière brigade américaine de combat, faisant part de leurs doutes quant aux capacités des forces irakiennes à les protéger dans un pays où les violences persistent.

"Les Américains auraient dû attendre que l'armée et la police irakiennes aient achevé leur formation et soient une force véritablement loyale", a confié à l'AFP Ali Khalaf, un ingénieur de 30 ans, dans le quartier de Salhiya, dans le centre de Bagdad.

Après sept années d'une occupation controversée, le départ dans la nuit de cette dernière brigade de combat apparaît comme une bonne nouvelle pour beaucoup d'Irakiens traumatisés par les méthodes parfois brutales des commandos américains. Mais c'est dans son timing que ce retrait pose problème.

"Nos forces ne sont pas prêtes à protéger la population", estime Mouna Jassim Ali, une enseignante de Bassora (sud) de 31 ans. "La preuve en est que des attentats ont lieu là où il y a un nombre important de troupes irakiennes."

Amer Ahmed al-Obaidi, 46 ans, chef d'une tribu de la province de Diyala, aurait préféré un retrait graduel sous supervision de l'ONU car "nos forces n'ont pas assez d'expérience et pas assez de matériel".

Autre inquiétude: les ingérences extérieures.

"Dans le contexte actuel, les Américains doivent rester car leur départ prématuré encouragera les agissements de nos voisins de l'est comme de l'ouest", estime Cheikh Salman Mohamed Khalaf, vêtu d'une longue dichdacha blanche et coiffé d'un keffieh.

(MDP)

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