Reynders critique les pays réticents à aider la Grèce

Le ministre belge des Finances, Didier Reynders, a pressé vendredi les pays européens à entériner la nouvelle aide à la Grèce et n'a pas caché son irritation face aux contreparties exigées par la Finlande et d'autres.

Les chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro ont adopté, le 21 juillet, un nouveau prêt de 109 milliards en faveur de la Grèce, mais la ratification de l'accord prend du retard dans de nombreux Etats membres. Certains d'entre eux, comme la Finlande, réclament en outre des nouvelles garanties.

M. Reynders a déploré les retards, qui entretiennent l'incertitude sur les marchés financiers. "On nous annonce des votes jusqu'à la mi-octobre", alors que la ratification était censée être bouclée en septembre, a-t-il dit.

Les pays européens ne "doivent pas seulement crier très fort" pour que la Grèce mette en oeuvre les réformes promises, mais aussi respecter leurs propres engagements, a ajouté le ministre. En Belgique, a-t-il souligné, les difficultés politiques internes "n'ont pas empêché de faire voter le texte".

La Belgique est l'un des cinq pays, avec la France, l'Espagne, l'Italie et le Luxembourg, a avoir achevé ou presque le processus de ratification de l'accord du 21 juillet. Au Nord de l'Europe, où l'hostilité au plan d'aide grec grandit, les députés traînent les pieds.

M. Reynders s'est montré plus critique encore avec la Finlande et les pays qui réclament des garanties en échange de leur participation. "Si on met en place un système de solidarité, ce n'est pas pour réclamer des garanties complémentaires", a-t-il lâché.

Selon lui, l'octroi d'une garantie doit être conditionné à "un prix suffisamment élevé pour qu'aucun autre Etat n'y recoure". (VIM)

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