Roms: les critiques contre Paris se multiplient en Roumanie et en Bulgarie

Les critiques se multiplient en Roumanie et en Bulgarie contre la politique française à l'égard des Roms, le ministre roumain des Affaires étrangères Teodor Baconschi se disant mercredi inquiet des "risques de dérapage populiste" et de "réactions xénophobes".

Alors que Paris renverra jeudi 79 Roms vers la Roumanie, M. Baconschi a haussé le ton pour la première fois depuis le durcissement de la politique sécuritaire du président français Nicolas Sarkozy.

"J'exprime mon inquiétude sur les risques de dérapage populiste et de générer certaines réactions xénophobes sur fond de crise économique", a déclaré le ministre, ex-ambassadeur à Paris, dans un entretien à la radio RFI Roumanie.

M. Baconschi "espère" que la légalité sera respectée pour chacune des "expulsions" effectuées par la France, faisant écho à des craintes exprimées lundi par des ONG roumaines de défense des Roms.

Paris compte renvoyer 700 Roms roumains et bulgares d'ici fin août.

Mais le chef de la diplomatie a surtout insisté sur la nécessité d'une coopération réelle entre Paris, Bucarest et l'Union européenne, "sans fièvre électoraliste artificielle" pour résoudre les problèmes de pauvreté, d'accès aux soins et d'éducation auxquels font face les Roms dans toute l'Europe.

La communauté rom est évaluée entre 530.000 et 2,5 millions en Roumanie et environ 800.000 personnes en Bulgarie.

Deux secrétaires d'Etat roumains se rendront à Paris le 30 août pour aborder la question des Roms. Le ministre français de l'Immigration, Eric Besson, et M. Lellouche sont attendus à Bucarest en septembre. (MDP)

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