Traité budgétaire: "Monsieur Van Rompuy, j'attendais plus de vous"

Plusieurs voix se sont élevées mercredi au Parlement européen, deux jours après le sommet extraordinaire de lundi où les dirigeants européens se sont mis d'accord sur un nouveau traité de discipline budgétaire.

La critique la plus virulente a été formulée par la co-présidente des Verts, Rebecca Harms, qui a qualifié le conclave de "parodie".

"Monsieur Van Rompuy, j'attendais plus de vous! ", a lancé l'eurodéputée allemande au président permanent du Conseil européen, le Belge Herman Van Rompuy, qui participait au débat des députés mercredi.

Le nouveau traité, approuvé par 25 des 27 Etats membres, est un accord intergouvernemental qui interdit aux pays signataires tout déficit budgétaire au-delà de 0,5% de leur richesse.

"Le but de ce traité budgétaire est de faire respecter des législations européennes déjà d'application. Et ce avec un texte qui s'inscrit en dehors des traités européens! La démocratie n'en sort pas gagnante", a fustigé Rebecca Harms.

Celle-ci a également dénoncé le fait que les promesses faites lundi soir par les dirigeants européens en matière d'emploi n'aient été accompagnées d'aucun montant précis. "Ce sommet me fait honte", a ajouté la co-présidente des Verts européens.

Les grandes familles politiques ont répété au cours de ce débat leur position respective, déjà précisée ces dernières semaines.

Prenant lui aussi la parole au nom de son groupe des Conservateurs et Réformateurs européens (ECR), le Britannique Martin Callanan, qui se présente comme un "conservateur fiscal", a jugé que le nouveau traité rendait à présent le socialisme "hors-la-loi".

"En tant que démocrate, je déplore le fait que les électeurs ne pourront plus choisir pour une politique économique keynesienne", dont la social-démocratie s'inspire. "Ce traité fait que, en de nombreux endroits d'Europe, les élections ne seront plus d'aucune utilité en réalité", a-t-il conclu. (VIM)

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés