Troy Davis : le New York Times dénonce une "erreur judiciaire tragique"

Le New-York Times a dénoncé mercredi "une erreur judiciaire tragique", avant l'exécution programmée dans la soirée du condamné à mort américain Troy Davis, en dépit de doutes sur sa culpabilité.

En refusant de le grâcier, la Commission des grâces de Georgie a commis "une tragique erreur de justice", écrit le quotidien, rappelant que 630.000 lettres demandant sa grâce ont été envoyées à la Commission.

L'ancien président Jimmy Carter, 51 membres du Congrès, et des partisans de la peine de mort dont un ancien directeur du FBI William Sessions, ont demandé cette grâce, souligne-t-il.

La plupart des erreurs dans l'enquête concernant Troy Davis ont eu lieu lors du processus d'identification, précise le New York Times, en rappelant que plus de 75% des erreurs judiciaires aux Etats-Unis - corrigées après des tests ADN - sont liées à des erreurs d'identification.

"Sept des neuf témoins contre M. Davis se sont rétractés après le procès", rappelle encore le New York Times. "Six ont dit que la police les avaient menacés s'ils n'identifiaient pas M. Davis. L'homme qui avait d'abord dit à la police que M. Davis était celui qui avait tiré, a ensuite confessé le crime", rappelle le New York, en soulignant qu'il n'y a pas eu non plus "d'élément physique le liant au crime lors du procès".

Condamné à mort en 1991 pour le meurtre d'un policier blanc, Troy Davis, 42 ans, qui a toujours clamé son innocence, doit être executé par injection mortelle mercredi à 19H00 (23H00 GMT) à la prison de Jackson.

(MPK)

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