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UE: Consensus autour de critères plus stricts pour la dette publique

Un consensus se dégage en Europe autour d'une plus grande sévérité à l'égard des pays qui ne maîtrisent pas la dette publique, a-t-on appris à l'issue d'une réunion du groupe de travail sur la gouvernance économique présidé par Herman Van Rompuy.

Le pacte de stabilité prévoit que le déficit public doit être inférieur à 3% du PIB et que la dette doit demeurer sous le seuil de 60%, mais seul le premier critère est aujourd'hui véritablement pris en considération. Ebranlée par une crise de la dette souveraine, l'Europe cherche à rectifier le tir.

A l'avenir, les pays très endettés, comme la Belgique, seront soumis à une surveillance accrue. "Par exemple, un pays pourrait être soumis à une procédure en déficit excessif si sa dette est supérieure à 60% du PIB et si la trajectoire de réduction est insatisfaisante, même si son déficit est inférieur à 3% du PIB", selon un communiqué diffusé par M. Van Rompuy.

Plusieurs pays souhaitent préciser la manière dont la dette publique sera calculée. Certains voudraient par exemple exclure les montants prêtés à la Grèce dans le cadre du plan de sauvetage décidé au printemps dernier.

Du côté belge, le ministre des Finances, Didier Reynders, a répété lundi soir n'avoir "aucun problème" avec une surveillance accrue de la dette publique. Il a toutefois plaidé pour que la dette et l'épargne privée soient reprises dans le calcul. (WAE)

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