USA: condamné à mort sur la base d'un cheveu... qui n'était pas le sien

Des tests ADN ont prouvé jeudi que le cheveu sur la base duquel Claude Jones a été condamné à mort aux Etats-Unis en 1990 et exécuté dix ans plus tard ne lui appartenait pas, soulevant des inquiétudes sur la possibilité que le Texas ait exécuté un innocent.

Rendus publics par le journal Texas Observer qui les a en partie financés, les tests ADN "excluent Claude Jones des propriétaires possibles du cheveu étudié", assure le laboratoire Mytotyping Technologies. Selon lui, le cheveu appartenait à la victime, un commerçant tué dans un braquage en 1989.

A l'époque de sa condamnation à mort, l'analyse au microscope du cheveu avait permis d'établir une comparaison satisfaisante avec ceux de Claude Jones, censée prouver qu'il était présent au moment des faits.

Jones, qui purgeait une peine de prison à vie pour le meurtre d'un co-détenu à l'époque de sa condamnation à mort, a toujours affirmé qu'il attendait dans la voiture et que son complice était l'auteur du meurtre.

C'est donc sur cet élément clé, le plaçant sur la scène du crime, que les procureurs avaient construit leur accusation et que tous les appels et recours ont ensuite été rejetés.

Mais quelques années plus tard, la pratique des analyses de cheveux au microscope a été abandonnée, jugée obsolète et non concluante.

(CYA)

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