Vers un espace unique européen des transplantations d'organe

Le Parlement européen doit donner son feu vert mercredi à un projet de la Commission européenne de créer un réseau européen des donneurs d'organe.

Une douzaine de patients décèdent chaque jour dans l'Union européenne faute de donneur compatible, selon les estimations. Plus de huit Européens sur dix se disent favorables à la carte de donneur d'organes, mais seuls 12 % la possèdent. Et les différences sont énormes entre les pays: on compte 35 donneurs par million de personnes en Espagne (premier pays au monde en termes de donneurs d'organes potentiels) contre 0,5 en Roumanie.

La création d'un réseau européen répondrait aux nécessités de rapidité, de souplesse et de sécurité des transplantations. Ce genre d'organisation existe déjà, mais ne fonctionne qu'avec un nombre réduit d'Etats européens: Eurotransplant (Autriche, Benelux, Croatie, Allemagne, Pays-Bas et Slovénie) et Scandiatransplant (Suède, Danemark, Finlande, Norvège et Islande).

La proposition de directive européenne vise à améliorer la coopération entre les 27 Etats membres, grâce à des offices nationaux en charge du contrôle de la qualité et de la sécurité des organes.

Le Parlement européen souhaite par ailleurs qu'il soit proposé aux citoyens de s'inscrire sur la liste des donneurs potentiels d'organes lorsqu'ils renouvellent leur carte d'identité, s'inscrivent pour le permis de conduire etc.

Pour éviter le trafic d'organe, toute rémunération pour un don doit être interdite, souligne en outre le Slovaque Miroslav Mikolášik (PPE), rapporteur sur le sujet au Parlement européen.

(BPE)

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