Vertus nutritionnelles des aliments: la Commission recule devant l'industrie

Confrontée à une révolte des boulangers allemands et aux intenses pressions du secteur alimentaire, la Commission européenne a réduit son ambition de mieux régenter l'affichage des vertus nutritionnelles des aliments.

"Riche en fibres", "riche en calcium", "faible teneur en matières grasses", "pauvre en sel", "fait baisser le cholestérol" : l'exécutif européen voulait au départ que toute l'industrie alimentaire prouve à l'avenir la véracité de telles affirmations barrant emballages et publicités.

Mais les groupes de pression de l'industrie alimentaire se sont déchaînés dans les coulisses bruxelloises, des bouchers aux biscuitiers, en passant par les marchands de glace, de boissons énergétiques, de produits au soja, ou de margarine.

Finalement, le sacro-saint pain complet allemand sera grandement épargné, et même tous les aliments de base, a décidé le président de la Commission José Manuel Barroso, dans une lettre envoyée au Parlement et dont une copie a été obtenue jeudi par l'AFP.

"Les fruits et les légumes, la viande, le poisson, le lait, les oeufs et les pains traditionnels ne seront pas couverts par les profils nutritionnels proposés", précise-t-il dans sa lettre.

M. Barroso prévoit aussi de donner une plus grande liberté d'affichage à certains "produits traditionnels", comme les jambons et les fromages d'appellation d'origine contrôlée.

Resteront sous le coup du règlement la plupart des aliments transformés, de nature plus industrielle, notamment ceux avec du sucre ajouté comme les gâteaux et le chocolat, et les aliments plutôt salés comme les biscottes. (FLO)

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