Viols en RDC: Wallström demande plus de moyens pour la Monsuco

Le Conseil de sécurité des Nations Unies devra revoir le mandat de la Monusco et lui donner les moyens adéquats s'il veut réduire le risque de viols collectifs dans l'est du Congo, a expliqué jeudi la représentante spéciale de l'ONU pour les violences sexuelles dans les situations de guerre, Margot Wallström.

A la fin du mois d'août, des miliciens rebelles se sont livrés à des viols dans cette région pendant 4 jours. Près de 150 femmes ont été victimes de leurs agissements. Mardi, le chef de ce groupe -le lieutenant colonel Mayele- a été arrêté.

Mme Wallström s'est réjouie de cette arrestation mais, selon elle, la communauté internationale doit maintenir une pression suffisante sur les autorités congolaises.

"Mayele ne sera effectivement condamné que si la communauté internationale montre que c'est une affaire sérieuse pour elle", a-t-elle déclaré.

La représentante juge un départ des Nations Unies du Congo à la mi-2011 "inimaginable". Elle estime au contraire que le Conseil de sécurité doit donner plus de moyens à la Monusco s'il veut que cette mission de stabilisation en République démocratique du Congo puisse réellement protéger la population.

"Avec 100 soldats par 300 km2, cela ne marchera tout simplement pas", a-t-elle affirmé.

Mme Wallström a également incité l'Union européenne à entreprendre des actions. Elle a rappelé que les groupes rebelles dans cette région tiraient leurs revenus de l'extraction de minerai. Selon elle, l'Europe peut donc empêcher que ces matières ne se retrouvent sur le marché européen. (KNS)

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