Wikileaks: pas de tragédie pour la Russie

La Russie éprouve du "regret" mais ne fait pas une "tragédie" de la publication sur le site Wikileaks de notes diplomatiques américaines peu flatteuses au sujet du régime russe, a déclaré lundi un responsable russe haut placé lors d'un point de presse.

"Nous éprouvons un sentiment de regret et de gêne", a déclaré à la presse ce responsable proche des milieux diplomatiques qui a requis l'anonymat.

"Ce n'est pas une tragédie", a poursuivi cette source.

Selon les documents publiés sur Wikileaks et diffusés par les journaux du monde entier, les diplomates américains parlent de la Russie comme d'un "état mafieux virtuel" qualifiant son président Dmitri Medvedev de "falot et hésitant".

"La diplomatie se fonde sur la confiance, parfois on se dit des choses qu'on ne dit pas en présence de la presse", a poursuivi la source russe en estimant que les diplomates russes étaient "plus prudents".

"J'espère qu'il n'y a rien d'inattendu pour la politique extérieure russe qui puisse nous étonner ou ébranler notre analyse sur tel ou tel sujet", a-t-elle souligné.

Des diplomates américains qualifient le Premier ministre russe Vladimir Poutine de "mâle dominant" ("alpha-dog" en anglais) et le président russe Dmitri Medvedev de dirigeant "hésitant", selon le quotidien russe Kommersant qui cite lundi des documents obtenus par le site WikiLeaks.

Selon d'autres documents publiés par Guardian, la Russie est qualifié d'"Etat mafieux virtuel".

Un document cite le secrétaire à la Défense américain Robert Gates "qui a fait remarquer que la démocratie russe a disparu et que le gouvernement était une oligarchie dirigée par les services de sécurité. (VIM)

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