Lutte antidopage en France - Le rôle des organisateurs du Tour de France en question

Le rôle des organisateurs d'un Tour de France victime ces dernières années de scandales de dopage à répétition a été mis en question devant la commission d'enquête sénatoriale française sur l'efficacité de la lutte antidopage, qui les a invités à venir s'expliquer.

"Les dirigeants du Tour de France sont tout à fait engagés dans la lutte contre le dopage mais ils savent quand même pas mal de choses de ce qui se passe sur leur compétition", a estimé mercredi Pierre Bordry, l'ancien président de l'agence française antidopage (AFLD) de 2005 à 2010. Il a évoqué de façon elliptique des rumeurs liées au Tour 2009 et aux passages transfrontaliers nocturnes de coureurs, dont ASO (Amaury Sport Organisation) aurait été au courant.

La semaine précédente, David Douillet, ministre des Sports de septembre 2011 à mai 2012, avait demandé de "pénaliser ceux qui organisent des événements où des faits de dopage sont avérés".

Ancien président d'ASO (2000 à 2008), soit pendant cinq victoires de Lance Armstrong et plusieurs affaires retentissantes (Landis, Rasmussen, Vinokourov, Ricco), Patrice Clerc avait regretté l'automne passé le "virage industriel" décidé en 2008 par le groupe Amaury: "ASO a-t-il un devoir d'ingérence dans la politique antidopage sur le Tour de France? Si on considère que oui, ASO ne peut pas rester dans une posture de neutralité et continuer à se défausser sur l'UCI".

Depuis 2008 et la fin de son conflit ouvert avec l'Union cycliste internationale (UCI), les organisateurs du Tour respectent la répartition des rôles établie par les textes. (MIK)

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