Le samedi de Hannes Coudenys

Hannes Coudenys est l'homme qui se cache derrière le compte Instagram Ugly Belgian Houses. Le samedi, il aime encourager les Wikings, découvrir la gravité et aller plusieurs fois au restaurant.

Jusqu’au 5 mars, on peut découvrir le travail de Hannes Coudenys (39 ans) à la Ruby Gallery à Bruxelles. Y sont présentés 25 clichés dans le cadre de l’anniversaire du compte Instagram Ugly Belgian Houses (10 ans déjà!). "Pour le galeriste Thierry Dubois, c’est la forme ultime du street art, mais ça n’a jamais été mon intention. Au départ, irrité par la laideur de l’architecture locale, je postais une photo sur Insta et, en un rien de temps, le nombre d’abonnés a explosé."

©Alexander D'Hiet
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Dans son agence bruxelloise, Hurae, Coudenys crée des campagnes pour MNM, Knokke-Heist et le musée Plantin-Moretus. Il a lancé les "Jamies", qui récompensent les vidéos en ligne et "Smile Safari", un terrain de jeu sur Instagram et TikTok. "En avril, nous allons ouvrir un nouveau ‘Smile Safari’ au Wijnegem Shopping Center à Anvers, et nous sommes en pourparlers avec des investisseurs pour une expansion en France et en Espagne."

Après des semaines bien chargées, Hannes Coudenys aime passer du temps en famille, même si le boulot n'est jamais loin. "S’il y a une activité qui caractérise mon samedi, c’est encourager mon fils au foot", lance-t-il.

7h00 – "Alma Coco, notre bébé, est un réveil d’une efficacité redoutable."

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9h00 – "J’accompagne mon fils Rae Morris, qui, a sept ans et joue au foot au club Wikings à Courtrai: c’est sacré!"

11h00 – "Je fais quelques petits travaux à l’imprimerie Coco à Courtrai. C’est mon épouse qui la dirige; je suis cogérant. Nous venons d’emménager: ce que les architectes d’intérieur Dries Otten et Axelle Vertommen ont réalisé est une vraie réussite. Je déplace des rames de papier, je checke internet et je livre des colis."

13h00 – "Il est l’heure d’aller manger un bout. Je vis à Courtrai depuis vingt ans et, sur le plan culinaire, il y a du progrès. La Pizzeria Sofia est un bon italien et, à La Cantine, la famille Byttebier combine cuisine saine et magasin de déco, où nous mangeons tous les quatre."

14h30 – "Le programme de l’après-midi est très variable. Soit je vais à Paris pour chercher un espace pour Smile Safari, soit je donne des interviews pour Ugly Belgian Houses. Aujourd’hui, j’ai de la chance: je vais pouvoir jouer avec Rae Morris. Je fais venir des États-Unis des KiwiCo, des boîtes de bricolage scientifique et technologique: aujourd’hui, nous découvrons la gravité."

16h00 – "Je vais courir. C’est l’un des rares moments où je peux être créatif sans être interrompu. J’ai renoncé à la musique ou aux podcasts pour n’écouter que le silence. Je m’arrange pour me réserver un moment pour courir, tous les trois jours, où que je sois. À part les chaussures, il ne faut rien de spécial."

17h00 – "Nous allons prendre l’apéro au café ‘t Plein. C’est génial: nous nous installons dehors, même en hiver, nous commandons des huîtres et du champagne. En général, nous sommes six ou huit amis, avec une flopée d’enfants. Pas besoin de les surveiller: l’espace est clôturé et il y a des karts à leur disposition."

19h00 – "Je sais un peu cuisiner, mais je n’y suis pas autorisé, car je salis trop et puis, de toute façon, nous préférons aller au resto. Rebelle est un de mes restos préférés. J’ai fait la connaissance du chef Martijn Defauw quand il travaillait au Damier. Il n’a que 34 ans et il vient d’être élu ‘Jeune chef de l’année 2022’ par Gault&Millau."

"Ma série préférée:

‘Station Eleven’, l’histoire des survivants d’une pandémie qui essaient de reconstruire leur vie: c’est fantastique!"

22h30 – "Nous nous attardons parfois au Balthazar, un café très sympa. Si nous restons à la maison, nous regardons un film ou une série: ‘Station Eleven’ est fantastique!"

23h30 – "Avant de m’endormir, j’essaie d’avancer un peu dans la biographie de la reine Marie-Antoinette, écrite par Stefan Zweig. Sur ma table de nuit attend mon prochain livre, ‘De Kleenex Kronieken’ de Neske Beks. Hélas, je suis souvent distrait par mes nombreux comptes numériques - Instagram, Facebook, TikTok et YouTube. J’aime le chaos et l’énergie qui s’en dégage, mais je ne peux pas nier que les shoots de dopamine et la gratification instantanée inhérents aux réseaux sociaux ont pour résultat une fragmentation du lien social, hélas."

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