27 projets retenus en vue du plan Marshall wallon (update)

Le gouvernement wallon a franchi vendredi une étape importante dans la réalisation du plan Marshall. Il a approuvé la sélection de 27 projets qui s'inscriront dans 4 pôles de compétitivité: l'aéronautique et le spatial, l'agro-industrie, les sciences du vivant et le transport et la logistique. Un cinquième pôle était prévu, celui du génie mécanique, mais l'afflux de projets a retardé sa mise en oeuvre. Un nouveau dossier sera déposé en septembre et amendé selon les recommandations du jury de sélection. Il sera recentré sur les nouveaux matériaux.

(belga) Le gouvernement aura mené cette mission en 10 mois, là où en France l'opération a pris plus de 3 ans, s'est félicité le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt. Il ne s'est pas écarté des recommandations formulées par le jury, composé de 11 personnes parmi lesquelles on retrouvait des grands patrons comme Luc Van Steenkiste ou des universitaires comme Henri Capron.

"Le gouvernement n'a pas voulu remettre en cause les choix du jury parce qu'il n'avait aucune raison de le faire. Il n'y a eu aucun saupoudrage. C'est sans doute une rupture à l'égard de l'ancienne politique. Et quand la sélection a été connue, je pense que tout le monde n'a pas été content", a souligné M. Marcourt.

L'opération n'en restera pas là. Un deuxième appel à projets sera lancé, une fois le cas du pôle génie mécanique résolu. Les marges budgétaires disponibles demeurent importantes. Dans le cadre du plan Marshall, 280 millions d'euros ont été prévus pour cette politique.

Parmi les projets non retenus (ils étaient 94 au départ), certains pourront en outre être repris dans les moyens classiques de la politique économique wallonne, et le cas échéant intégrer de nouveaux clusters qu'un projet de décret veut mieux organiser.

"On ne peut ramener la politique économique de la Wallonie aux pôles de compétitivité. C'est un élément très visible mais ce n'est qu'un élément", a expliqué le ministre.

Les dossiers retenus seront soutenus par un budget de 69 millions d'euros. Les entreprises mettront de leur côté 34 millions d'euros, au bas mot puisque, d'après M. Marcourt, cette somme n'intègre pas tous les investissements qu'elles consentiront.

Le gouvernement attend la création de quelque 2.000 emplois à partir de projets très divers. Ils concerneront, en effet, tant le programme Galileo, que les matériaux composites dans le secteur aéronautique, des bioplastiques destinés à l'usage alimentaire, des bio-marqueurs dans l'imagerie moléculaire ou encore l'élaboration d'un magasin automatisé de stockage et l'élaboration d'aliments peu salés

(Photo: Belga)

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