Grèves: la CGSP est contre l'instauration d'un service minimum

La Centrale générale des services publics (CGSP) ne veut pas entendre parler de l'instauration d'un service minimum en cas de grève, a indiqué lundi sont président, Karel Stessens, à la suite des critiques visant les mouvements de grève de ces derniers jours, à l'aéroport de Bruxelles International vendredi et à la SNCB lundi matin.

(belga) Karel Stessens insiste sur les différences qui séparent les deux dossiers. A l'aéroport, il s'agissait d'un mouvement déclenché par une société privée (Brussels Airport Company) et d'un problème de communication avec la direction. Selon le président du syndicat socialiste, celle-ci a commis une grave erreur et l'on ne peut dès lors rejeter la faute sur les syndicats.

Le responsable admet toutefois que l'action "aurait pu être menée d'une autre manière". Quant à la grève des accompagnateurs de trains, le patron de la CGSP renvoie à la situation de la société de transport en commun flamande De Lijn.

Là aussi, il était question d'agression mais la direction a réagi et a débloqué de l'argent. A la SNCB, c'est déjà le énième acte d'agression et la direction ne fait rien, affirme M. Stessens.

Quant au principe d'un service minimum, il y est fermement opposé. "La plupart de nos sections sont contre. Il s'agirait d'une dégradation du droit de grève", a-t-il précisé. Au sein d'autres départements comme dans les hôpitaux par exemple, ce principe est pourtant bien appliqué.

Photo Belga

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