Le PDG d'UBS ne démissionera pas

Alors que la presse britannique écrit aujourd'hui que le trader d'UBS, Kweku Adoboli, aurait pris des positions non-autorisées pour 10 milliards d'euros, le directeur général de la banque suisse a déclaré qu'il n'avait nullement l'intention de démissionner.

Le directeur général de la banque suisse UBS, Oswald Gruebel, a déclaré qu'il ne se sentait pas coupable dans l'affaire de la fraude d'un de ses traders, et n'avait aucune intention de démissionner.

"Je suis responsable de ce qui se passe dans la banque. Mais si vous me demandez si je me sens coupable, alors je vous dis non", a déclaré M. Gruebel au journal suisse Sonntag paru dimanche.

Lorsque quelqu'un décide d'agir de façon criminelle, "vous ne pouvez rien faire", a-t-il déclaré.

M. Gruebel, un Allemand qui avait auparavant dirigé Credit Suisse, a pris la tête d'UBS au plus haut de la crise financière pendant laquelle la banque avait perdu des milliards de francs et enregistrait des pertes records. Il l'avait ramenée au bénéfice en 2010.

La pression s'était accrue ces derniers jours sur les dirigeants de la banque helvétique UBS après la perte de 2 milliards de dollars qu'elle a subie en raison de la fraude d'un de ses traders, selon des commentaires dans les médias suisses.

Le président honoraire d'UBS Nikolaus Senn avait déclaré vendredi douter que M. Gruebel puisse rester à son poste après cette affaire, tandis que le tabloïd suisse Blick se demandait samedi "pourquoi les patrons d'UBS restent silencieux s'ils contrôlent la situation?"

Citant un trader d'une banque privée, sans révéler son nom, Blick écrit que la banque reste peut-être muette parce que certaines opérations non autorisées ne seraient pas encore terminées.

10 MILLIARDS DE PLACEMENTS FRAUDULEUX

UBS, première banque suisse, avait révélé jeudi qu'un de ses traders à Londres, Kweku Adoboli, aurait provoqué une perte de 2 milliards de dollars (1,5 milliard d'euros) après avoir effectué des "opérations non autorisées".

Les gendarmes des marchés financiers en Suisse et au Royaume-Uni ont annoncé vendredi qu'ils lançaient des enquêtes "indépendantes" sur cette perte.

Le trader Kweku Adoboli, avait effectué des opérations non autorisées d'un montant de 10 milliards de dollars (7 milliards d'euros) avant la découverte des pertes, rapporte dimanche The Sunday Times.

Selon le journal britannique, qui s'appuie sur des sources anonymes au sein d'UBS, la banque suisse a décortiqué les opérations du trader et vendredi à midi, ces positions de 10 milliards -soit cinq fois supérieures aux pertes-, avaient été liquidées.

Le suspect, Kweku Adoboli, qui travaillait à Londres sur des produits financiers complexes, au département ETF ("Exchange Traded Funds", montages financiers adossés à l'évolution d'un indice boursier), a été arrêté et inculpé vendredi dans la capitale britannique d'"abus de position" et de "fraudes comptables".

La première fraude présumée remonterait à 2008, d'après l'acte d'accusation et ses agissements frauduleux se seraient poursuivis jusqu'à la veille de son arrestation.

Les gendarmes des marchés financiers en Suisse et au Royaume-Uni ont annoncé vendredi qu'ils lançaient des enquêtes "indépendantes" sur cette perte.

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