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“Il n’y a aucune raison de paniquer”

Serge Mampaey, Daniel Morris, Johan Van Geeteruyen et Kevin Thozet

Comparer la situation actuelle à celle des années 1970 n'a aucun sens, selon les experts qui ont participé au débat du FIF. Ils font preuve d'un optimisme prudent quant à l'imminence d’une récession. Lors d'un débat animé mené par Serge Mampaey, journaliste De Tijd spécialisé dans les marchés financiers, trois gestionnaires d'actifs renommés ont partagé leur point de vue sur la façon d’investir dans un contexte de récession et de stagflation imminentes.

Les matières premières et les denrées alimentaires ont vu leurs prix augmenter considérablement, l'inflation en Belgique atteint 9% et le nombre de faillites dans notre pays a doublé en une année seulement. Néanmoins, nos trois experts ne versent pas dans le pessimisme.

“En début d'année, le monde s'est lentement réveillé après les confinements et une croissance économique de 4% était prévue en Europe: c'est énorme”, déclare Daniel Morris, Chief Market Strategist chez BNP Paribas Asset Management. “L'inflation n'est donc pas nécessairement une mauvaise chose.”

Enfin, il s'attend à ce que les cours des matières premières et de l'énergie cessent de croître fortement dans les prochains mois; ils pourraient même baisser à nouveau l'année prochaine. “Une flambée de 50% supplémentaires est très peu probable, selon plusieurs études. Il n'y a aucune raison de paniquer.

Cette croissance ralentit, à présent, et l'inflation grimpe. La croissance n'en demeure pas moins robuste, estime Johan Van Geeteruyen, Chief Investment Officer chez Degroof Petercam Asset Management (DPAM). “Comparer la situation actuelle à la récession des années 1970 n'a pas de sens. À l'époque, le taux de chômage était beaucoup plus élevé. Aujourd'hui, les banques centrales réagissent plus rapidement et de manière plus réfléchie en prenant des mesures contre l'inflation.”

Kevin Thozet, Portfolio Advisor et membre du comité d'investissement de Carmignac, se veut plus prudent. “Si un embargo sur le gaz est décrété demain, les prix augmenteront encore. Et il n'est pas exclu que la croissance économique s'interrompe et que nous entrions en récession. Mais je ne vois pas ce scénario se produire dans les mois à venir.”

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