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“L’avancée des technologies diagnostiques nécessite des profils polyvalents”

Julie Piessevaux et Federica Meneghesso

L’expansion de la pandémie de Covid-19 à partir de 2020 a créé un immense besoin de tests. Pour détecter le virus, mesurer la réponse immunitaire des personnes, soutenir le développement des vaccins… À l’échelle globale, des barrières administratives ont sauté, des faiblesses logistiques ont été révélées, et il s’agit maintenant de tirer les leçons de la crise. Notamment en mettant au service de nos systèmes de santé les meilleurs outils nés de la numérisation et des progrès en matière de diagnostic. Avec le soutien d’ingénieurs qualifiés, ajoute Federica Meneghesso, Customer Support Director chez Roche Diagnostics.

La pandémie de Covid-19 a montré combien une infrastructure de diagnostic solide et diversifiée était indispensable à nos systèmes de santé. Et, par extension, à nos économies. Peut-on capitaliser sur les acquis réalisés depuis le début de la crise sanitaire pour faire progresser la santé publique?

Federica Meneghesso: Une santé de qualité s’obtient de plus en plus grâce à de l’information de qualité. Un test diagnostique pratiqué sur un petit échantillon de sang, d’urine ou de tissu délivre une information à partir de laquelle les médecins peuvent traiter la maladie. Si les tests interviennent dans 70% des décisions cliniques aujourd’hui, ils ne représentent que 2% du coût global des soins de santé. La pandémie a fait prendre conscience de l’importance du diagnostic dans la prévention et le suivi des maladies.

Il faut appliquer les enseignements du Covid et les outils développés pendant la crise aux causes les plus courantes de mortalité, comme les maladies cardiovasculaires. On a vu que les pays les plus avancés en matière d’infrastructure de santé – diagnostic et numérisation des services, notamment – ont mieux fait face à l’urgence, tout en continuant à prendre en charge les autres pathologies. Parce que les tests favorisent un meilleur suivi des patients atteints, ce qui permet d’adapter le traitement si nécessaire.

L’analyse des biomarqueurs est devenue centrale dans les décisions cliniques, par exemple en oncologie, cardiologie et santé féminine. Avec les progrès incroyables de la biologie moléculaire, on peut de plus en plus cibler les traitements en fonction des mutations génétiques que présente une tumeur. Nous avons vu un patient atteint d’un cancer de la vessie, qui ne répondait à aucun traitement et à qui l’hôpital donnait quelques semaines d’espérance de vie, s'améliorer et même de réduire le risque de récidive. Car le profilage génétique de ses cellules tumorales a montré qu’il lui fallait une thérapie généralement utilisée pour le cancer du sein. Désormais, il va très bien et tels cas enrichissent la base de données qui dans le futur puissent soutenir, grâce à l’intelligence artificielle, les décisions cliniques des oncologues.

La quantité d’informations médicales disponibles double tous les 80 jours. Aucun clinicien ne peut emmagasiner autant de données sur les facteurs déclenchants des maladies, les options de traitement, les réactions des patients… Comment cette avalanche d’informations peut-elle bénéficier au patient ?

Federica Meneghesso

Justement, les tests diagnostiques transforment la complexité en certitude, au bénéfice des patients, des soignants et des systèmes de soin. La science du soutien au diagnostic et les systèmes de gestion des données de santé y participent de façon majeure. La numérisation comporte des avantages innombrables et améliore la qualité de la prise en charge.

Un exemple ? Les études longitudinales, qui suivent les données des patients à travers l’ensemble du système et des régions, offrent la possibilité de constituer des “cohortes”, qui aident à prévoir de quelle façon tel patient va répondre à tel traitement. L’intelligence artificielle et le machine learning jouent un rôle de premier plan dans ces processus, entre autres pour aider les pathologistes à analyser un prélèvement. Affiner l’évaluation des traitements contribue à améliorer l’efficacité du système de santé et à en limiter les coûts. Donc à en assurer la survie.

Concrètement, quelle forme ces avancées – automatisation, numérisation, intégration – prennent-elles, pour les laboratoires comme pour les patients? 

Automatisation et numérisation permettent d’interconnecter les systèmes afin qu’ils “se parlent” de façon structurée – on peut alors appuyer le diagnostic sur des tests de laboratoire, de l’imagerie, des examens et rapports cliniques, ce qui donne une vision aussi complète que possible de l’état du patient. C’est le principe de l’Integrated Core Lab deRoche, une quintessence de la technologie au bénéfice du patient, tant à l’intérieur du laboratoire qu’à l’hôpital, en cabinet médical ou au domicile de la personne.

Le tout en respectant les standards les plus stricts de protection des données et de continuité du service. En laboratoire, l’interconnexion des appareils et des secteurs limite le risque d’erreur et améliore la qualité globale du service au patient. Pour les personnes, nous développons des outils de suivi personnalisé, comme une app pour les diabétiques. Cette individualisation constitue d’ailleurs une tendance fondamentale.

Les approches standardisées ont vécu: la médecine du futur reposera sur la prévention, la détection précoce, le diagnostic. Et ce sera encore plus crucial avec le vieillissement de la population, le fait que les dépenses de santé ne doivent pas déraper et la pénurie de personnel soignant, appelée à s’accentuer. Il nous faut des solutions intégrées, efficaces, fiables et rapides. Nos analyseurs peuvent traiter des centaines de tests à la fois, parfois en quelques minutes.

Placer la technologie au service de la santé humaine est très gratifiant
Julie Piessevaux
People and Culture Business Partner chez Roche Diagnostics

Julie Piessevaux

Julie Piessevaux: “L’automatisation et l’interconnexion des systèmes vont augmenter exponentiellement, tout au long de la filière de santé, jusqu’au domicile du patient. Avec une personnalisation sans cesse améliorée.

D’où l’importance de recruter les bons profils: IT, robotique, IA, protection des données, efficacité énergétique, etc. On assiste à une mutation de ces fonctions, qui deviennent plus transversales et protéiformes. Nos ingénieurs se forment tout au long de leur vie, nous leur offrons un environnement permettant à leurs qualités de leader de s’affirmer rapidement, avec une vraie flexibilité.

Ceux qui le souhaitent peuvent s’impliquer à l’international. L’une de nos jeunes collègues a récemment été envoyée un mois à Tahiti pour entretenir des systèmes habituellement contrôlés par une équipe néo-zélandaise alors bloquée par le Covid. Par ailleurs, nous sommes très soucieux de l’équilibre des genres et de la diversité de nos équipes. En cette Journée internationale des femmes, et à un mois de la Journée des femmes et des filles de science, c’est important de le souligner !”

“Par ailleurs, notre rôle sociétal compte beaucoup pour nos équipes. Nos ingénieurs apprécient notre culture de l’innovation, bien sûr, notre pipeline très riche, tant en matière de diagnostic que de traitement, et l’ampleur des domaines dans lesquels nous sommes actifs.

Et le fait que nous cumulons la force de frappe d’une multinationale de 100.000 collaborateurs, avec un investissement de plus de 13 milliards d'euros en R&D, et un esprit proche des start-up, en mode agile. Ceci étant dit, ils accordent une attention déterminante au sens de leur travail. Placer la technologie la plus avancée au service de la santé humaine leur apporte une grande satisfaction.”

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