Le Monopoly fête ses 75 ans avec une cote de popularité restée intacte

Plus populaire que jamais, le Monopoly s’est déjà vendu à quelque 200 millions de boîtes. Qui dit mieux?

Plus que jamais populaire, avec ses nouvelles versions prévues pour les appareils électroniques ou accessibles sur internet, le jeu Monopoly fête ses 75 ans d’existence commerciale. Même si le jeu a, officiellement, été créé en 1934 par un chômeur américain, Charles Darrow.

Le principe du jeu est simple au possible: gagner de l’argent. Beaucoup d’argent. Grâce à de bons placements immobiliers qui vont ruiner vos compagnons de jeu et vous aider à atteindre le monopole (d’où le titre du jeu).

La célébration de l’anniversaire d’un jeu ultra-capitaliste pourrait passer pour de la provocation aux yeux de certains. Certes, la crise immobilière vécue aux Etats-Unis ressemble furieusement à la mise en pratique d’un Monopoly à grande échelle où le but non officiel a été pris au mot: faire fortune en ruinant les autres par tous les moyens.

Mais les psychologues mettent plutôt en avant les avantages de ce jeu de plateau. Nombreux. Joué en famille ou entre amis, le Monopoly a permis à des générations de jeunes joueurs d’apprendre les rouages de l’économie et les risques des placements. La fortune d’aujourd’hui peut se transformer en revers demain. Et vice-versa. Le Monopoly a aussi, sans doute, donné envie aux enfants d’embrasser la carrière immobilière et à certains de rêver à la future maison de leur vie adulte. Enfin, avec la bonne gestion à acquérir au fil de la partie, le jeu n’est-il pas qu’un juste reflet de la vie réelle?

Difficile, enfin, d’imaginer les 500 millions de joueurs dans le monde comme de sombres capitalistes malfaisants. Parmi ces joueurs figurait notamment Winston Churchill, inconditionnel du jeu.

Le Monopoly, un sacré business

De l’argent, nul doute que le jeu en a apporté beaucoup à ses bénéficiaires. Plus de 80 pays ont ainsi leur licence. On estime à quelque 200 millions le nombre de jeux vendus dans le monde. Édités dans plusieurs dizaines de langues. Ce sont les Etats-Unis, où est né le jeu, qui détiennent le record du nombre de versions: 200.

Un jeu largement décliné

Et si l’on n’a guère d’intérêt pour la finance et l’immobilier? Rassurez-vous, les concepteurs ont pensé à vous avec d’autres thèmes que celui du jeu original mais où le but à atteindre est identique: gagner de l’argent. Dans les rayons, on peut ainsi trouver des déclinaisons aussi diverses que Star wars, Le seigneur des anneaux, Pokemon ou Garfield. Pour rêver un peu, un jeu, unique, existe même en or 18 carat, soit une valeur de deux millions de dollars.

Nul doute qu’au moment où vous lirez ces lignes d’autres versions sont déjà prêtes à être commercialisées. Aussi originales sans doute que l’édition RSC Anderlecht, créée en 2009 et rapidement épuisée. Depuis 2008, il est aussi possible de découvrir le jeu avec les artères de Montcuq… village de France immortalisé par l’humoriste Daniel Prévost.

Vos enfants ricanent à l’idée de jouer à table, en famille, avec papa et maman? Là aussi, les éditeurs ont trouvé la parade avec des versions électroniques. Disponibles sur les consoles de jeu actuelles, sur internet (monopoly City Streets), voire sur les téléphones portables et autres systèmes d’exploitations mobiles. Pratique sans doute mais le côté convivial en moins. Quoique…

Enfin, si vous passez par la case anniversaire, soufflez les bougies et laissez 50 euros. Le prix moyen à débourser pour acquérir une boîte de jeu et rejoindre ainsi le cercle des joueurs de Monopoly.

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