Le carsharing entre particuliers de Drivy arrive en Belgique

Drivy est "tiers de confiance" dans la location et effectue les arbitrages en cas de problèmes entre propriétaires et locataires. ©Drivy

Le français Drivy débarque en Belgique dans le secteur des voitures partagées entre particuliers. Les CarAmigo et autres Wibee vont faire face à une nouvelle concurrence de poids.

L’arrivée à Bruxelles dans le partage de voitures de plusieurs acteurs dotés de flottes privées ne couvre qu’un pan du carsharing. Une autre possibilité, dans la lignée d’Airbnb et Uber, consiste à louer sa propre voiture à d’autres particuliers. Plusieurs start-ups sont déjà actives dans ce créneau en Belgique, telles que CarAmigo ou Wibee.

Depuis ce matin, un autre acteur s’est joint à elles: il s’agit du français Drivy, un acteur de poids dans le domaine, fort de 5 ans d’expérience et de 38.000 voitures privées en partage sur sa plateforme.

"À la fin de l’année, c’est raisonnable de dire que l’on aura 1500 voitures disponibles dans toute la Belgique et une vingtaine de milliers d’inscrits"
Paulin Dementhon
Fondateur de Drivy

Depuis quelque temps déjà, Drivy proposait à des bêta-testeurs d’inscrire leurs véhicules en Belgique. À l’heure de lancer le service, environ 250 voitures sont déjà inscrites dans notre pays. "Il est raisonnable de dire que l’on aura à la fin de l’année 1.500 voitures disponibles dans toute la Belgique et une vingtaine de milliers de locataires", nous explique Paulin Dementhon, fondateur de Drivy.

Se disant fort sollicitée par des clients belges intéressés, la jeune entreprise a mis quelque temps avant de se décider. Drivy s’est d’ailleurs d’abord implantée en Allemagne et en Espagne. "Pour une start-up, il faut toujours arbitrer entre innover sur le produit ou ralentir un peu la progression de ce dernier pour réaliser son élargissement international. Investir dans un nouveau pays implique la création d’un nouveau contrat d’assurance, d’une nouvelle société locale et d’un service en plusieurs langues, ce qui n’est pas le plus simple en Belgique", fait remarquer Dementhon.

Prix libre

Pour le propriétaire du véhicule, il s’agit de mettre à disposition son véhicule à la location à d’autres particuliers. Une commission d’environ 17% est prélevée par Drivy, le propriétaire touche 70% tandis que le reste (13%) est dévolu à l’assurance. Dans ce dernier domaine, la jeune société travaille avec Allianz.

Quant au prix de la location, la société conseille un montant mais c’est le propriétaire qui a le dernier mot.

Toutes les locations sont assurées contre tous les risques. La franchise est de 800 euros pour les véhicules normaux et baisse à 150 euros si l’on paie 5 euros par jour.

Libre-service

Déjà présente en Belgique, l’entreprise Wibee préfère quant à elle fixer elle-même les prix. Cette petite société essaie d’étendre ses activités et est pour l’instant en train de négocier avec les loueurs de voitures traditionnels pour fournir des véhicules afin de pallier les manques qui peuvent se présenter dans l’offre des particuliers.

Hasard du calendrier (ou pas), CarAmigo, la plateforme belge de location de véhicules entre particuliers, a communiqué hier ses chiffres à l’occasion de son premier anniversaire, affirmant avoir "déjà plus de 5.000 locataires et 500 voitures".

Pour se différencier de ces acteurs déjà présents chez nous, Drivy table sur son expérience, la technologie et la simplicité du produit. "Cela fait 5 ans que nous travaillons sur les applications, ce qui nous donne un avantage par rapport aux acteurs plus petits", estime Paulin Dementhon. "Le contrat de location se signe directement sur smartphone et les voitures équipées du système Drivy s’ouvrent directement avec l’application, ce qui permet d’avoir des locations en libre-service", ajoute-t-il.

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