Le MR en faveur du saut d'index sur les loyers

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Le MR s'est prononcé ce lundi en faveur d'un saut d'index sur les loyers et d'un aménagement de la réforme des prépensions. Deux thèmes qui agitent justement la coalition ces dernières semaines.

Alors que vendredi passé, l'avant-projet de loi encadrant le saut d'index des salaires était approuvé par le Conseil des ministres, aujourd’hui, le débat s’oriente désormais vers le saut d’index des loyers.

Au sein du gouvernement Michel, le CD&V poussait justement ces dernières semaines à élargir ce saut d'index aux loyers de manière à ne pas pénaliser les locataires.

"Les réformateurs y sont favorables. Le MR souhaite par ailleurs avoir toute la clarté sur le niveau de pouvoir compétent en la matière afin d'y porter cette revendication."
Mouvement Réformateur (MR)

Le MR, de son côté, a indiqué dans un communiqué qu'il était favorable mais renvoie la question à une étude juridique afin de déterminer quel niveau de pouvoir est compétent en la matière, après la réforme de l’Etat.

Du côté de l'opposition, le président du cdH Benoît Lutgen a répété lundi sur La Première (RTBF) que ce saut d'index des loyers était une nécessité afin que les citoyens ne soient pas "pénalisés deux fois". A travers un communiqué, il appelé à ce que ce saut d’index des loyers soit appliqué "sur l'ensemble du territoire national", que ce soit par le fédéral ou, "à défaut d'une décision de celui-ci, par les Régions".

Au niveau des entités fédérées, les avis divergent pourtant en fonction des partis. En Région wallonne, le ministre du Logement Paul Furlan (PS) avait fait connaître son ambition de procéder à un saut d'index des loyers. Tandis qu’en Flandre, la ministre du Logement Liesbeth Homans (N-VA) a indiqué qu'elle y était opposée.

Aménagements à la réforme des prépensions

Des aménagements de la réforme des carrières sont aussi intervenus au sein de la concertation sociale et ont été avalisés par le gouvernement. Cependant les syndicats en appellent à un aménagement de la réforme des prépensions. Le gouvernement a renvoyé aux discussions en cours au sein du groupe des Dix qui réunit patrons et travailleurs.

Pour rappel, en suivant sa logique d’allongement des carrières, le gouvernement a réformé le système de chômage avec complément d’entreprise – anciennement prépensions. Comme annoncé dans L'Echo, l'âge d'accès à la prépension ayant été reculé, certains candidats - notamment des anciens travailleurs de Ford Genk ou ArcelorMittal - se retrouvent à nouveau disponibles sur le marché de l'emploi. Renonçant à une prime, ils avaient pourtant décidé de raccrocher après la restructuration de leur entreprise.

Ce lundi, le MR réuni en Conseil sous la présidence d'Olivier Chastel, a plaidé "pour un ajustement de la mesure, notamment lorsqu'elle impose aux travailleurs déjà prépensionnés et âgés de moins de 60 ans au 31 décembre 2014 de rester disponibles sur le marché de l'emploi". Le parti du Premier ministre Charles Michel précise qu'il "suivra avec intérêt les propositions du Groupe des 10 en la matière".

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