Real Impact Analytics sacrée entreprise prometteuse de l'année

©Emy Elleboog

2016 est décidément une année phare pour l’équipe de Real Impact Analytics: après une levée de fonds de 12 millions d’euros réalisée auprès d’investisseurs prestigieux, la pépite bruxelloise a emporté le titre d’entreprise prometteuse de l’année.

Il faut dire que l’entreprise a développé une expertise rare dans l’exploitation des données rassemblées par les opérateurs télécom. Surtout, le groupe développe des outils pour tirer un maximum d’informations, et véritablement créer du sens sur base de ces gigantesques volumes de données. Une aventure démarrée en Afrique, où les fondateurs Sébastien Deletaille et Loïc Jacobs sont allés chercher leurs premiers contrats auprès de grands opérateurs locaux. L’aventure s’est ensuite poursuivie dans une série d’autres marchés émergents, avec cet avantage que RIA proposait des outils simples et relativement peu onéreux aux opérateurs locaux, qui n’étaient encore que peu courtisés par les géants habituels du secteur.

Data for Good

L'Entreprise de l'année 2016

Daoust, Pranarôm - HerbalGem, Procoplast et Ronveaux étaient en compétition pour l'édition 2016 de "L'Entreprise de l'Année", organisée par EY, L'Echo et BNP Paribas Fortis. Les finalistes pour "L'Entreprise prometteuse" étaient The Biotech Quality Group, Citius Engineering, de Real Impact Analytics (RIA) et eRowz. Retrouvez dans notre dossier en ligne les portraits des finalistes, ainsi que l'interview de Daoust (L'Entreprise de l'Année 2016) et de RIA (L'Entreprise prometteuse 2016).

L’occasion, aussi, pour la startup de renforcer son expertise et de rapidement lancer un autre versant de son activité, le programme "Data for good". Objectif: exploiter les données mises à disposition pour tenter de solutionner des problèmes sociétaux, de la création de modèles de propagation des maladies, afin de définir au plus vite les zones de quarantaine à implémenter, au développement de solutions de mobilité pour des villes particulièrement embouteillées.

"On a aussi découvert une corrélation très forte entre l’achat de cartes prépayées ou de recharges et l’achat de produits alimentaires. En fonction du rythme de recharge, on en vient ainsi à pouvoir prédire les risques de crises alimentaires dans certaines zones" nous expliquait récemment Loïc Jacobs, co-fondateur et directeur commercial de RIA. Une pratique qui nourrit ensuite le business du groupe:  "certains algorithmes que l’on a développés pour suivre des populations en Ouganda, on les utilise aujourd’hui dans le retail pour permettre à un opérateur de définir le meilleur endroit où ouvrir un nouveau point de vente".

Des relais de croissance en pagaille

Installée dans les élégants derniers étages d’une tour surplombant Bruxelles, la société ne répond plus exactement aux standards d’une startup avec ses plus de 120 employés, et ses bureaux installés sur presque tous les continents. Et la levée de douze millions d’euros réalisée cette année auprès d’investisseurs de premier plan comme Duco Sickinghe (ex-CEO de Telenet et président du CA de KPN), la GIMV ou Endeit ne fait que confirmer le statut quelque peu "premium" de la jeune société.

"Chaque euro est justifié, mesuré sur la base de nos prédictions de revenus, nos ambitions d’investissements, nos projections de cash-flow. C’est aussi ce qui a plu à nos investisseurs."
Sébastien Deletaille
CEO de Real Impact Analytics

"Chaque euro est justifié, mesuré sur la base de nos prédictions de revenus, nos ambitions d’investissements, nos projections de cash-flow. C’est aussi ce qui a plu à nos investisseurs", insiste Sébastien Deletaille. Il faut dire que les perspectives commerciales ne font que s’élargir au fil des mois. D’un acteur purement télécom, le groupe séduit  de plus en plus de grands acteurs du retail et autres leaders des biens de consommation. "Le monde télécom reste la base, mais si l’on regarde les pratiques de ce marché en matière de vente et distribution, par exemple, c’est convergent avec les pratiques du marché des produits de consommation. Johnson & Johnson et Telefonica n’ont pas des pratiques radicalement différentes en la matière. En faisant quelques modifications à nos apps télécom, on parvient à les vendre sur d’autres marchés. Notre cœur de métier, c’est cet aspect géolocalisation, et la personnalisation, le ciblage précis des campagnes marketing: des outils qui ont donc de nombreuses applications", ajoute Sébastien Deletaille. 

La donnée télécom, le pétrole de RIA

Le champion bruxellois de l’analyse de données télécom intéresse de plus en plus les acteurs du retail. Retouvez ici le portrait de Real Impact Analytics.

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