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Le WTC III ouvert 24h/24

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Si notre pays devait être confronté à la même situation que l'Allemagne, des contrôles aux frontières pourraient être envisagées. C'est ce qu'a déclaré Theo Francken, le secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration. Le premier ministre Charles Michel a dit, de son côté, qu'il respectait la décision allemande.

Charles Michel a demandé que le bâtiment WTC III à Bruxelles soit désormais ouvert 24h/24 pour accueillir les demandeurs d'asile en attente d'un enregistrement de leur dossier par l'Office des Etrangers, précisant que la Croix-Rouge, en charge de la gestion opérationnelle du bâtiment, est en mesure de rendre cette ouverture "effective dès demain mardi après-midi".

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Cette ouverture permanente impose des aménagements afin de rendre plus confortables les lieux permettant d'héberger 300 personnes. Il faut, notamment, d'ici mardi, optimaliser les installations sanitaires.

"Les espaces vont devoir être réaménagés pour des conditions optimales d'accueil en journée et devront donc être configurés autrement. Des cloisons dans les réfectoires et les dortoirs vont notamment être aménagées. Les premières douches seront montées à partir de mardi et 18 sont prévues au total."
Nancy Ferroni
Porte-parole de la Croix-Rouge

Les services du Premier ministre et du Secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration, Theo Francken, en concertation avec la Ville de Bruxelles et les partenaires (Croix-Rouge, Fedasil...) poursuivent le travail afin d'augmenter le nombre de place de pré-accueil, conformément aux besoins. Et cela, dans le but d'entamer une évacuation progressive et organisée du Parc Maximilien, a également communiqué l'entourage de Charles Michel.

  • "Je crois en Schengen"

Theo Francken (N-VA) de son côté, dit comprendre l'Allemagne, qui vient de réintroduire le contrôle aux frontières pour stopper le flux migratoire. "Il y a beaucoup trop de pression et cela devient dangereux. Dans de telles situations d'urgence, Schengen laisse le droit de contrôler les frontières pendant 30 jours", a-t-il dit.

On ne parle actuellement pas d'une situation d'urgence dans notre pays, a affirmé Francken. "Mais si nous devions être confrontés à la même situation, alors le même scénario serait envisagé." Les réfugiés arrivés à la frontière allemande tenteront peut-être leur chance ailleurs, estime-t-il.

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Les contrôles aux frontières ne seraient que provisoires, souligne-t-il. "Je crois en Schengen. L'espace économique libre et la libre circulation sont de bonnes choses. Nous sommes un pays de logistique, c'est donc très important pour nous", a-t-il ajouté.

La Belgique va plaider aujourd'hui au sommet européen pour une répartition obligatoire de l'accueil des réfugiés, a poursuivi Francken. Et épingler le cas de la Grèce. "La porte reste grande ouverte et personne n'ose dire quelque chose. Un pays qui garde ses frontières comme Schengen le prescrit (la Hongrie, ndlr) est beaucoup critiqué".

Le cabinet du premier ministre Charles Michel a de son côté pris contact avec les services de la chancelière allemande Angela Merkel et demandé plus d'explications sur la décision de Berlin de contrôler ses frontières. "Nous respectons le choix de l'Allemagne", a-t-il déclaré. La décision allemande "montre que nous avons besoin, plus que jamais, d'une réponse européenne à la crise des réfugiés. La solidarité ne peut exister que si elle va dans les deux sens. Chacun doit pouvoir fournir une partie de l'effort", a-t-il conclu.

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