Ce soir, c'est barbecue chez Erik Van Den Eynden

©ANTHONY DEHEZ

Le CEO d’ING Belgique nous emmène dans son lieu préféré: chez lui. "Pour moi, le vrai ‘out of office’, c’est ici, à la maison. C’est mon base camp." Entre zwemvijver et grillades. À taaable!

"Bienvenue à la maison!" Quand on lui a proposé de participer à Out of office, Erik Van Den Eynden a d’abord pensé à une balade en vélo. Mais le CEO d’ING Belgique a vite changé d’avis. "L’endroit que je préfère, là où je me ressource, c’est à la maison. Des moments en famille, recevoir les amis, boire un verre dans le jardin, lancer un barbecue, plonger dans le zwemvijver, discuter, rigoler, lire. Pour moi, le vrai out of office, c’est ici. C’est mon base camp. Et puis, c’est quand même plus sympa que d’aller pédaler quelque part, non!?"

CV express
  • Né à Duffel en 1968. Marié, trois enfants.
  • Master en sciences économiques à l’université d’Anvers.
  • En 1990, il entre comme trainee à la BBL (rachetée en 1998 par ING).
  • Il y fait toute sa carrière et grimpe les échelons un à un, de chargé de relations à CEO d’ING Belgique depuis mars 2017.

Pas faux. Il est 20h, à Edegem au sud d’Anvers, le thermomètre affiche encore 27 degrés. Alors oui, le verre de rosé, ça le fait. "Je ne bois pas d’alcool en semaine, sauf pour goûter le vin servi aux invités à la banque. Mais ce soir, c’est différent. Avec un bon morceau de viande, quand même…"

©ANTHONY DEHEZ

Apéro au jardin, à côté du zwemvijver, sa piscine naturelle. "Chaque matin à 6h, je commence la journée par un petit plouf. Avant, j’y allais même quand c’était gelé, je cassais la glace. Maintenant, j’y vais jusqu’à 12 degrés. Le cerveau te dit ‘Ne fais pas ça, bad idea, c’est trop froid.’ Mais bon, tu dis à ton cerveau de se taire et après, ça te fait un bien fou. C’est un rituel, dans le calme du matin. Quand je ne le fais pas, je me sens moins bien. C’est le point focal pour démarrer la journée."

Même à la banque, il lui arrive de parler de son zwemvijver. "Ma devise, c’est: trust your talents, learn fast and jump in the water. Donc la métaphore marche bien…"

On parle voyages – il revient d’un trek en famille au Ladakh –, et puis vélo aussi. Ça, le vélo, c’est un must quand on est CEO, en particulier flamand. Qui ne pédale pas le dimanche matin? Mais EVDE n’est pas un acharné. "Il y en a qui font 6 ou 7.000 kilomètres par an voire plus, moi je dois être à la moitié, je ne sais pas très bien. Pendant que les autres pédalent l’autre moitié, moi je suis ici en train de boire un verre de vin ou de faire un barbecue!"

"Pas du tout impressionnés par la fonction"

Donc, le dimanche, c’est sortie à vélo. "On roule, ma femme et moi, avec des amis de longue date. J’aime bien être avec eux, ils ne sont pas du tout impressionnés par la fonction, on a l’assurance d’être les pieds sur terre. Une fois par an, on fait les trois Ballons dans les Vosges, ou alors les 1.000 km en équipe de ‘Kom op tegen kanker’. Il faut quand même s’entraîner. On ne va pas faire les Jeux olympiques hein, mais on veut bien faire les choses. Pour profiter du moment."

"Je plonge dans mon zwemvijver jusqu’à 12 degrés. Le cerveau te dit ‘Ne fais pas ça, bad idea, c’est trop froid’. Mais bon, tu dis à ton cerveau de se taire et après, ça te fait un bien fou."


Bon, c’est pas tout ça, mais il y a un barbecue à lancer. "Tu aimes les gambas?" Mouvement stratégique vers la terrasse où trône l’engin. Erik Van Den Eynden passe son tablier de cuir et s’active avec un évident plaisir, tout en évoquant ses souvenirs récents de foot.

©ANTHONY DEHEZ

Le foot, of course. ING est l’un des principaux sponsors des Diables Rouges, on n’allait pas passer à côté du sujet. "Je suis allé les voir contre la Tunisie (5-2: fantastique!) et pour le premier match contre l’Angleterre. À chaque fois, on a organisé pour des clients tout un programme, un mélange visites-networking- foot. C’est intéressant parce que, quand tu mets 50 CEO ensemble pendant deux jours, il y a toujours du business qui en sort, même quand ils sont dans des secteurs a priori très éloignés. Et s’ils ont besoin d’une banque, eh bien, on est là!"

Et après les matches de pool, pas d’incursion en Russie? "Après, j’étais en voyage au Ladakh, en famille. On a trouvé une télé pour voir le match contre le Brésil. J’ai amené de la bière, il y avait pas mal de monde. C’était un super moment, même si les Indiens se fichent du foot." Il retourne les gambas. "Pour ING par contre, ce parcours des Diables, c’est top!"

"Elle va être bonne cette entrecôte, marbrée de gras comme elle est."

Tu m’étonnes. Avec les Red Devils, la banque aurait-elle trouvé l’occasion en or de se refaire une réputation auprès du grand public, après avoir enclenché fin 2016 une restructuration monstre (plus de 3.000 emplois supprimés, un job sur trois)? "C’est clair, les Diables c’est bon pour nous. Mais je rappelle que, il y a huit ans, quand ils n’étaient nulle part, personne ne voulait y aller et c’est ING qui est monté à bord. Ce que je veux dire, c’est que nous ne sommes pas là pour le court terme."

"À taaable!"

Allez c’est prêt. "À taaable! Tu prends les assiettes avec moi?" On mange sur la terrasse, en famille. Madame et un des fistons ont rejoint la table (les deux autres enfants sont en vacances). Aussi relax que lui. La pénombre s’installe, la fraîcheur aussi. Dîner tranquille, un soir d’été. La discussion roule: Anvers, le job de Madame dans la communication, le stage du fils dans une start-up au Vietnam, la photographie.

Il repasse derrière la grille. D’abord pour en extraire un tison et allumer l’immense brasero qui trône au centre de la terrasse, ensuite pour attaquer la pièce principale, une entrecôte. Il est bon vivant, Erik Van Den Eynden. "Ça va être bon, marbrée de gras comme elle est. Parce que, bien sûr, c’est le gras qui donne tout le goût hein! Bon évidemment, tu ne peux pas manger cela tous les jours. Après ça, il va falloir rouler dix kilomètres de plus dimanche!"

Le moment serait-il différent sans la présence d’un journaliste à la table familiale (et de Vincent aussi, un des communicants d’ING, on n’est jamais trop prudent avec la presse)? Peut-être pas tant que ça. En tout cas, on comprend pourquoi il nous reçoit chez lui: il est exactement le même derrière son barbecue à la maison ou en conférence de presse à la banque. Décontracté.

©ANTHONY DEHEZ


Sa terrasse de l'été

"Ma terrasse favorite, c’est la mienne, à la maison. C’est mon base camp."

ses livres de l'été

"Homo Sapiens", de Yuval Noah Harrari. "Il souligne la relativité de l’espèce humaine."

"Delivering Hapiness", de Tony Hsieh, le CEO de Zappos.

"Factfulness: Ten Reasons We’re Wrong About the World and Why Things Are Better Than You Think", de Hans Rosling. "Un livre pour les optimistes."

ses vacances de l'été

Il rentre d’un voyage au Ladakh, trekking en famille. "Super pour découvrir l’Himalaya et explorer des sentiers peu courus.

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