La réorganisation d'Hamon bouclée en 2018

Bernard Goblet, le CEO d'Hamon. ©Thierry du Bois

En pleine restructuration, le groupe industriel Hamon a enregistré sur les trois premiers trimestres de l'année des prises de commandes en net recul (-40%) à 233 millions d'euros.

Augmentation de capital, changement de CEO, avertissement sur résultats. Les douze derniers mois n’auront pas été de tout de repos pour la société Hamon et ses actionnaires. En pleine restructuration, ce groupe spécialisé dans les systèmes de refroidissement et de dépollution de l’air a fait état mardi soir d’un montant de prises de commandes de 233 millions d’euros à la fin du troisième trimestre. Pour les neuf premiers mois de 2016, le prises de commandes s’élevaient à 383,6 millions d’euros, soit une chute de 40%.

Les producteurs d’électricité et l’industrie pétrolière et gazière restent les clients principaux du groupe, souligne Hamon dans un communiqué. Leur part dans les prises de commandes est passée de 66% en 2016 à 81% à fin septembre 2017.

Contrat suspendu

C’est le segment "systèmes de qualité de l’air" qui souffre le plus depuis le début de l’année avec des prises de commandes qui sont passées de 120 millions à 47,9 millions d’euros d’une année sur l’autre. Hamon signale toutefois que ces commandes ne prennent pas en compte le contrat 55 millions de dollars signé pour une unité de désulfuration en Asie. Ce projet est momentanément suspendu par les autorités locales mais il est fort probable qu’il sera relancé bientôt pour éviter de nouveaux retards dans l’achèvement de la centrale électrique, assure le groupe coté sur Euronext Bruxelles.

Projet majeur

Pour ce qui concerne le segment "systèmes de refroidissement" les prises de commandes atteignent 108,4 millions contre 127,9 millions pour la même période de 2016. Hamon précise qu’un projet majeur en refroidissement sec a été signé en Chine début octobre et sera intégré dans les prises de commandes de fin d’année.

La réorganisation du groupe et les programmes de réduction des coûts se poursuivent comme prévu et seront totalement opérationnels en 2018, affirme la société basée à Mont-Saint-Guibert. Elle ne donne pas de prévisions pour ses résultats futurs. Les chiffres annuels sont attendus pour le 6 mars 2018.

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