Hangar K ou quand un vieil hangar de la SNCB devient une pépinière à idées

Piet Verhoeve ©Emy Elleboog

En 2018, les vieux hangars des chemins de fer sont devenus un parfait biotope pour les activités créatives et innovantes. À Courtrai, un ancien site de la société ferroviaire situé à l’ouest de la ville deviendra bientôt le point de ralliement des entrepreneurs talentueux de Flandre-Occidentale et des environs.

Hangar K, c’est ainsi que s’appelle le nouveau hub, ouvrira officiellement ses portes d’ici un mois. À entendre son directeur Piet Verhoeve (ancien de Televic et d’iMinds), le projet démarrera avec une belle équipe. "Les nombreuses demandes que nous avons déjà obtenues représentent, selon moi, une preuve que le point de saturation pour de nouveaux incubateurs n’est pas encore atteint. En Flandre-Occidentale, il y a assurément encore de la place pour en accueillir."

Diversité

Hangar K veut surtout se distinguer en faisant se côtoyer diverses entreprises dans l’espoir qu’elles s’inspireront le plus possible les unes des autres. Elles disposeront de plus de 2.400 m², dont 1.700 m² de bureaux, avec une capacité de 180 postes de travail.

"Nous misons sur un tiers de start-ups, un tiers de scale-ups et un tiers d’équipes issues de grandes entreprises", raconte Piet Verhoeve.

Dans les locaux de Hangar K, les plus expérimentés pourront faire le plein d’innovation, tandis que les débutants apprendront au contact des plus expérimentés.

"Dans la région, les grandes entreprises issues de secteurs variés abondent. C’est une opportunité."
Piet Verhoeve
Directeur de Hangar K

"Dans la région de Courtrai, les grandes entreprises issues de secteurs variés abondent, expose Piet Verhoeve. Pensez à Unilin, Thermote & Vanhalst, Vandewiele, Picanol, Barco ou Alpro. Nous voyons l’opportunité de créer un écosystème autour de ces entreprises."

Les premiers actionnaires de Hangar K sont le spécialiste courtraisien des écrans Barco, Cronos (systèmes IT), Unilin (maison mère de Quick Step), Start it @KBC, la Ville de Courtrai ainsi que quatre institutions académiques (KU Leuven, UGent, Howest et Vives).

Les moyens de Hangar K proviendront de la location des locaux et des contributions de ses membres. "Pour le moment, nous n’envisageons pas de modèles pour le financement de start-ups", explique Piet Verhoeve.

Eviter l’exode

Les lieux devront permettre d’ancrer de jeunes entreprises qui autrement se dirigeraient vers des villes telles que Gand ou Anvers. Mais Piet Verhoeve espère également attirer des entrepreneurs débutants et des sociétés en croissance issus d’autres provinces. "Nous nous concentrons sur toute la zone qui se trouve à une demi-heure de Courtrai."

Le hub courtraisien s’intéresse aussi à l’agglomération voisine, aux alentours de Lille, où est établi le grand campus d’innovation Euratechnologies, doté de 80.000 m² de bureaux et de son incubateur. "Nous sommes déjà entrés en contact, mais il n’existe pas encore de collaboration formelle", indique Piet Verhoeve.

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