Startup Factory, un entremetteur entre les jeunes pousses et les grands comptes

Baudouin de Troostembergh, cofondateur de Startup Factory, dans les locaux de Co.Station. ©rv

Startup Factory, la fabrique bruxelloise de start-ups, étoffe son offre. Elle cherche toujours des talents pour porter ses projets mais elle va aussi offrir ses services à des entreprises existantes en mal d’accélération.

Lancé en 2017, Startup Factory est un "start-up studio", autrement dit un "faiseur de start-ups", basé à Bruxelles. Depuis sa création, la société en a créé une quinzaine qui ont, chacune, levé en moyenne 300.000 euros. "Nous créons des start-ups en partenariat avec des grands groupes industriels (Belfius, BNP, D’Ieteren, Securex…). Ils valident non seulement l’opportunité de développer un projet, mais ils le préfinancent également et disposent d’une option d’achat sur la majorité des parts au bout de deux ans", explique Raphael Halberthal, cofondateur, sur la terrasse ensoleillée de Co.Station.

300.000 €
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En moyenne, les start-ups créées par Startup Factory depuis 2017 ont levé 300.000 euros.

Startup Factory a trouvé son rythme de croisière, en moyenne une start-up toute les six semaines. Son développement va de pair avec une externalisation croissante de l’innovation dans les entreprises. "Soit on développe les idées nous-mêmes, soit ce sont les corporates qui viennent nous trouver pour utiliser notre machine d’exécution, détaille Raphael Halberthal. On est évidemment sur des projets qui tournent autour de la digitalisation des processus et qui peuvent être rapidement mis sur le marché, pas sur des projets qui demandent des mois de R&D."

Préparer la mariée

Si les bonnes idées ne manquent pas, les bonnes personnes pour les exécuter, si. "C’est notre principal défi: trouver des candidats cofondateurs. Généralement, ce sont des first entrepreneurs parce que ceux qui ont de l’expérience ne viennent pas chez nous. On doit rencontrer 100 candidats pour en avoir un de bon. Il n’y a pas de CV de l’entrepreneur. Ils ne doivent pas avoir un parcours particulier ni même être experts dans la matière", détaille Raphael Halberthal.

En attendant de réaliser ses premiers exits en 2019, Startup Factory a développé un véritable know-how en matière de recrutement, identifiant les meilleurs profils possibles. Parallèlement à son cœur de métier qui consiste à lancer des boîtes from scratch pour des corporates, Startup Factory a développé un modèle d’accompagnement et d’accélération d’entreprises existantes, et potentiellement intéressantes pour des industriels, mais qui ne sont pas encore en état d’être rachetées.

"Ces entreprises-là ne sont pas incubées et disposent généralement d’une équipe. Mais c’est le même principe d’option d’achat. On les fiance avec un partenaire industriel préexistant et on les prépare pour le mariage deux ans plus tard", résume Raphael Halberthal alors que, Baudouin de Troostembergh, cofondateur tout comme Stephane Dehousse, nous rejoint finalement.

"Nous sommes connectés à une trentaine de boîtes et de responsables innovation. Je suis persuadé que notre modèle d’accélération répond à leurs besoins et à une demande des entrepreneurs qui ont capté l’intérêt des gros acteurs mais ne veulent pas passer sous le rouleau compresseur", ajoute Baudoin de Troostembergh qui précise que Startut Factory prend 15% du capital qui intègre le programme.

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