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"Les frappes sont une violation flagrante du droit international" (Poutine)

©BELGA

Le Président russe Poutine et la Chancelière allemande Merkel se sont entretenus par téléphone. Ils sont notamment revenus sur les frappes occidentales de samedi en Syrie.

Vladimir Poutine s'est entretenu par téléphone avec Angela Merkel sur les thèmes de la Syrie et du gazoduc Nord Stream 2, a annoncé le Kremlin. Le président russe a déclaré à la chancelière allemande que les frappes aériennes menées ce week-end par les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne en Syrie étaient une "violation flagrante" du droit international et qu'elles avaient nui au processus de paix.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, est également revenu pour l'agence Tass sur les frappes occidentales qui ont eu, selon lui, un impact négatif "sur les relations internationales dans leur ensemble". La Russie continuera à défendre la souveraineté et l'intégralité territoriale de la Syrie", a-t-il encore ajouté. 

S'adressant à la presse à Berlin à l'occasion de la visite du Premier ministre néo-zélandais, Angela Merkel a quant à elle jugé la Russie en partie responsable du bombardement à l'arme chimique qui aurait eu lieu le 7 avril à Douma, à l'est de Damas, tout en soulignant l'importance de la poursuite du dialogue avec Moscou.

"Nous savons qu'en ce qui concerne l'attaque au gaz toxique de Syrie, la Russie, en tant qu'alliée d'Assad, porte une part de responsabilité. Il n'y a aucun doute là-dessus, mais il est important de continuer à parler avec la Russie", a-t-elle déclaré.

Heiko Maas, son ministre des Affaires étrangères, a lui aussi insisté sur la poursuite du dialogue et sur le rôle de médiateur que Berlin peut jouer dans le conflit syrien.

La relance du processus de paix sera l'un des thèmes phares de la réunion des ministres des Affaires étrangères du G7, ce week-end à Toronto. "Nous devons utiliser ce moment pour relancer le processus politique (...) Nous avons également besoin de la Russie pour ce dialogue", a déclaré le chef de la diplomatie allemande, qui s'exprimait aux côtés de son homologue canadienne Chrystia Freeland.

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