"La gestion des risques est aussi importante que le rendement" (Stephan Desplacke, BlackRock IM)

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Tout comme l’an dernier, BlackRock Investment Management remporte l’Award du meilleur gestionnaire de fonds obligataires.

1. Vous venez de remporter cet Award pour la deuxième année consécutive. Comment expliquez-vous ce succès?

Nous utilisons toute la boîte à outils que nous avons à notre disposition pour atteindre nos objectifs. La composition de notre fonds d’obligations se fait aussi bien sur la base de notre vision macro-économique (top-down) que de l’analyse fondamentale des obligations (bottom-up). Nous accordons beaucoup d’attention à la valorisation relative des instruments d’une part et au risque de baisse d’autre part. La combinaison des deux est importante si l’on souhaite obtenir un rendement supplémentaire, tout en limitant les risques. Pour réduire le risque de baisse, nous appliquons une analyse rigoureuse, qui accorde beaucoup d’attention à la solvabilité de l’émetteur.

2. Dans l’environnement de taux bas où évolue le marché obligataire, les coûts pèsent sur les rendements nets. Comment les maîtrisez-vous? Les investisseurs n’ont-ils pas intérêt à se tourner vers des trackers obligataires?

BlackRock gère les portefeuilles en cherchant à atteindre les objectifs des clients et à obtenir un rendement net aussi élevé que possible, pas en voulant réduire les coûts au minimum. Si vous voulez davantage de rendement, les coûts de transaction augmentent automatiquement. De plus, BlackRock reprend depuis plus de dix ans l’analyse de l’impact des frais de transaction dans sa gestion. Nous ne pensons donc pas que les gestionnaires travaillent différemment maintenant que les taux obligataires sont bas. Les trackers et les fonds gérés activement répondent à des besoins de clients très différents.

3. Cela fait des années que des Cassandre prédisent l’effondrement du segment obligataire. À combien évaluez-vous le risque de krach?

Maintenant que la Banque Centrale Européenne a un peu levé le pied sur le resserrement de sa politique monétaire, les taux ne devraient pas commencer de sitôt à augmenter en Europe. Un tel environnement peut s’avérer bénéfique pour les actifs à rendement fixe. De plus, nous sommes des gestionnaires actifs de fonds obligataires avec une approche axée sur les valorisations relatives. Nous devons donc être en mesure de générer du rendement, quel que soit l’environnement de taux. Par ailleurs, nous accordons beaucoup d’attention au niveau de risque du portefeuille et nous diversifions au maximum. Par conséquent, l’exposition à un seul et même émetteur reste limitée.

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