analyse

Chez Proximus, ce sont des informaticiens qui ont remplacé des techniciens

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Les dessous de Proximus (3/4) | Proximus n’est plus la régie d’antan. À la suite d’acquisitions et de développements, le groupe a transformé le métier de téléphoniste en fournisseurs de services de pointe où les data remplacent la voix.

Avec l’arrivée de nouvelles formes de consommation en campagne, allant de l’agriculture 4.0 à la vidéoconférence ou au télétravail, les besoins de connectivité ont radicalement changé. Alors, que faire? Tirer des câbles et placer des antennes qui coûteraient plus qu’elles ne rapporteraient? Non. Proximus a fait un autre choix, celui d’une approche logicielle. Comme dans le cas de Tessares – où il a investi –, du nom de cette pépite néo-louvaniste qui additionne internet fixe et mobile pour doper la connexion des clients.

"La vie des habitants a changé. Alors, je ne connais pas Dieu, mais si je peux faire un vœu, c’est que cette solution soit multipliée. Pas seulement en Belgique, mais bien dans le monde entier."

À Frasnes-Lez-Anvaing, où un projet pilote de neuf mois a été mené courant 2017, "la vie des habitants a changé", s’émerveillait l’an passé Jean-Luc Crucke, bourgmestre empêché. "Alors, je ne connais pas Dieu, mais si je peux faire un vœu, c’est que cette solution soit multipliée. Pas seulement en Belgique, mais bien dans le monde entier." "On a trouvé notre nouveau commercial", plaisantait alors Renaud Tilmans, directeur conso de Proximus.

Et si l’échange peut prêter à sourire, il est pourtant symptomatique de l’enjeu stratégique de ce qui se joue ici, où le software sublime le hardware. Tout comme la pléthore d’autres investissements et partenariats annoncés par l’opérateur historique ces derniers mois. Pensons à la cybersécurité, avec l’Anversois Davinsi Labs. Ou, plus proche du consommateur, à Collibra. Cela ne vous dit rien? Pourtant, sa mission est simple: optimaliser le travail de ces fameux techniciens qui doivent passer à la maison en cas de pépin.

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Ne vous est-il pas déjà arrivé qu’ils doivent faire venir un collègue, parfois plusieurs jours plus tard, parce que l’incident est à rue? Quand ce n’est pas l’inverse, venant pour un problème à rue, c’est à la maison qu’ils doivent finalement sortir les outils. Une perte de temps, de crédibilité, mais aussi d’argent. Mais, ça, c’était avant. Désormais, Proximus a pris le taureau par les cornes. Et peut déterminer à l’avance qui envoyer sur le terrain. Tout ça, grâce à quelques lignes de code. Car l’opérateur de demain n’est plus que tangible. Il est aussi convertible. À la demande, tout le temps.

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