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Quelles sont les actions préférées des analystes pour 2019?

©Dieter Telemans

Les équipes d’analystes s’attendent à une année boursière 2019 difficile et optent pour des actions de qualité ayant subi une forte baisse, émises par des sociétés solides à caractère défensif.

La récente tornade boursière a envoyé au tapis de nombreuses actions belges, leur faisant parfois perdre des dizaines de pourcents. La guerre commerciale, le chaos politique qui sévit dans plusieurs pays, le Brexit et la multiplication de signes annonciateurs d’un ralentissement de la croissance, ont poussé les investisseurs à actionner la touche "vendre".

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Mais cette situation a également créé des opportunités d’achat pour les investisseurs ayant une vision à plus long terme, estiment 15 équipes d’analystes de banques, de maisons de Bourse et de magazines spécialisés belges qui ont accepté de partager leur liste d’actions préférées pour 2019. Malgré tout, la prudence est de mise, en d’autres termes, il est recommandé de détenir en portefeuille des actions défensives générant des cash flows réguliers et capables de distribuer des dividendes. Voici la liste de ces perles rares.

1. Melexis

Pas moins de 9 des 15 équipes d’analystes citent Melexis parmi leurs cinq actions préférées, ce qui fait du producteur de puces électroniques l’action chouchou de l’an prochain. "Ces derniers temps, l’action Melexis s’est moins bien comportée que ses concurrentes, ce qui a permis d’aligner sa valorisation sur la moyenne mondiale du secteur, explique-t-on chez KBC Securities. Nous estimons que Melexis mérite une prime parce qu’elle se concentre sur le secteur des semi-conducteurs pour l’automobile, un segment qui croît plus vite que le marché de l’automobile et des puces électroniques dans leur ensemble."

"Melexis est une entreprise d’ingénierie très innovante, qui occupe la cinquième place de son secteur au niveau mondial."

"Melexis est une entreprise d’ingénierie très innovante, qui occupe la cinquième place de son secteur au niveau mondial. L’entreprise affiche un bilan solide avec un bon niveau de liquidités, et une excellente marge brute de plus de 45%. Nous continuons à faire confiance à cette perle technologique flamande. Nous trouvons que l’action a été exagérément pénalisée", ajoute-t-on chez Van Lanschot Bankiers.

Beaucoup d’analystes estiment que le ralentissement actuel de la croissance dans la vente de voitures suite au déclenchement de la guerre commerciale et à l’introduction de nouvelles règles d’homologation pour les véhicules au diesel dans l’UE n’est que temporaire. "Quelles que soient la durée et l’intensité de ce ralentissement, cela alimente les incertitudes, analysent les spécialistes de Leo Stevens & Cie. Mais à long terme, les moteurs de croissance de Melexis restent intacts: réduction des émissions, prévention des accidents et amélioration du confort de conduite poussent à une augmentation de l’électronique embarquée. Melexis est bien positionnée pour gagner des parts de marchés dans certaines niches stratégiques." Chez Dierickx Leys, on souligne qu’il est aujourd’hui possible d’acheter l’action à 15 fois le bénéfice estimé (et actualisé), contre un ratio supérieur à 30 l’été dernier.

2. AB InBev

Cette année, le plus grand groupe brassicole au monde a perdu un tiers de sa valeur boursière. Résultat: l’action est bon marché, estiment près de la moitié des équipes d’analystes. "À cause de l’inquiétude provoquée par son niveau d’endettement élevé et son exposition aux pays émergents, l’action a retrouvé une valorisation intéressante, explique-t-on chez BNP Paribas Fortis. Plus encore: la prime typique par rapport au secteur a disparu, alors que le groupe affiche un des meilleurs taux de croissance organique pour les années à venir. La récente décision de réduire de moitié le dividende devrait permettre d’accélérer la réduction de l’endettement, au moment où les synergies découlant de la reprise de SAB Miller s’annoncent meilleures qu’attendu. Enfin, l’action est défensive, ce qui nous permet d’espérer qu’elle se comportera relativement mieux en 2019 que les marchés boursiers."

"La récente décision de réduire de moitié le dividende devrait permettre d’accélérer la réduction de l’endettement, au moment où les synergies découlant de la reprise de SAB Miller s’annoncent meilleures qu’attendu."

Chez Leo Stevens, on souligne qu’AB InBev s’est fixé comme priorité de réduire à plus long terme son taux d’endettement de plus de 50%, pour le faire passer de 4,4 à 2 fois le bénéfice brut d’exploitation. "Ces mesures devraient réduire la charge d’intérêt et donner au groupe davantage de flexibilité pour saisir d’éventuelles opportunités. Nous ne sous-estimons pas les problèmes, par exemple le recul d’AB InBev sur deux de ses principaux marchés que sont les États-Unis et le Brésil. Mais les fondamentaux restent très solides."

Les experts de Leleux font remarquer qu’AB InBev est un des brasseurs les plus actifs dans des stratégies de niche comme la bière sans alcool et les bières premium (plus chères), ce qui devrait soutenir la croissance et améliorer les marges bénéficiaires.

3. Solvay

Le groupe chimique Solvay fait lui aussi partie des actions pénalisées par le marché. Depuis début octobre, le cours s’est littéralement effondré, perdant pas moins de 25%. "La crainte d’un ralentissement économique a mis l’action K.O., explique-t-on chez Degroof Petercam. L’entreprise est pourtant moins cyclique qu’auparavant. Dans la division Composites, les activités dans le secteur aéronautique devraient afficher une croissance à deux chiffres et l’émergence des voitures électriques devrait donner un coup de pouce à la branche des polymères spécialisés, qui agit comme sous-traitant dans la production de batteries pour voitures. Les attentes ne sont pas exagérées, ce qui permettra peut-être à Solvay de nous réserver quelques belles surprises."

"Les attentes ne sont pas exagérées, ce qui permettra peut-être à Solvay de nous réserver quelques belles surprises."

L’Investisseur souligne également la valorisation intéressante de l’action. "Le titre se négocie à la valeur comptable. Mais il convient de relativiser étant donné que la moitié des fonds propres sont constitués de goodwills après les reprises de Rhodia et de Cytec. Cependant, à 12 fois les bénéfices et avec un rendement du dividende de 3,7%, l’action peut être considérée comme bon marché. De plus, les perspectives de croissance sont positives, avec une hausse attendue du bénéfice brut d’exploitation de 6 à 9% entre 2019 et 2021."

4. Umicore

Umicore fut pendant des années une véritable star de la Bourse de Bruxelles. Depuis son cours record de l’été dernier, l’action a perdu un tiers de sa valeur. Elle a été entraînée dans le krach du secteur automobile et des matières premières, en particulier depuis que la société a laissé entendre au début du mois que ses résultats annuels pourraient se situer dans la fourchette basse des estimations.

"L’entreprise est très rentable et connaît une belle croissance dans le recyclage des batteries. De plus, son bilan est sain."

Mais c’est précisément la raison pour laquelle les analystes sont positifs: "Umicore est un acteur mondial dans les technologies des matériaux. L’entreprise est très rentable et connaît une belle croissance dans le recyclage des batteries. De plus, son bilan est sain", argumente-t-on chez Candriam.

ABN Amro Private Banking souligne les tendances structurelles dont bénéficie Umicore: "L’entreprise est une valeur sûre dans la recherche de solutions écologiques. Quatre mégatendances devraient soutenir les résultats: les batteries pour voitures électriques, les matériaux pour les applications photovoltaïques comme les panneaux solaires, la catalyse et le recyclage."

5. Aedifica

Il n’est pas courant de voir une société immobilière (archi-solide, soit dit en passant) rejoindre le top 5. Aedifica a récemment vendu une partie de ses appartements pour se focaliser sur l’immobilier de soins. "Aedifica devrait investir les moyens libérés dans sa croissance, suggère-t-on chez Banque Nagelmackers. En particulier en Allemagne et aux Pays-Bas, où les rendements sont plus élevés qu’en Belgique. En Allemagne, les choses évoluent vite et Aedifica ambitionne de doubler rapidement la valeur de son portefeuille qui se monte aujourd’hui à 280 millions d’euros. En outre, le groupe envisage de s’implanter dans un quatrième pays."

"Aedifica est bien positionnée pour jouer un rôle dans la consolidation européenne. La qualité du management est excellente, et avec des baux locatifs de 20 à 30 ans, la prévisibilité des cash flows est garantie sur le long terme."

Les analystes d’ING pensent qu’Aedifica est un vecteur idéal pour tirer parti du vieillissement de la population en Europe de l’Ouest. "Aedifica est bien positionnée pour jouer un rôle dans la consolidation européenne. La qualité du management est excellente, et avec des baux locatifs de 20 à 30 ans, la prévisibilité des cash flows est garantie sur le long terme." De plus, cerise sur le gâteau, les investisseurs ne paient que 15% d’impôt sur les dividendes d’Aedifica au lieu de 30%, ce qui donne un rendement de 3,2% net, sans oublier que l’entreprise augmente chaque année son dividende. Il est par ailleurs possible qu’Aedifica procède à une augmentation de capital au cours de l’année 2019.

6. Barco

20
millions
Barco compte se séparer de 240 employés, ce qui devrait réduire les coûts de 20 millions d’euros par an à partir de 2020.

Ces deux dernières années, Barco a surtout amélioré ses marges, mais en 2019, la croissance pourrait être de retour, estiment les équipes de Degroof Petercam, de Leleux et de Puilaetco Dewaay. "Le groupe spécialisé dans le domaine de l’image devrait profiter de son produit phare Clickshare, qui est aussi le plus rentable. Il s’agit d’un projecteur sans fil pour salles de réunion, explique-t-on chez Puilaetco Dewaay. Le lancement de nouveaux produits pour les salles de contrôle de taille moyenne à grande, les centres d’opération digitaux et la transition des projecteurs à lampe vers des projecteurs laser dans les cinémas digitaux devrait donner un coup de pouce au chiffre d’affaires."

Barco est également attentif à ses dépenses. Le groupe compte se séparer de 240 employés, ce qui devrait réduire les coûts de 20 millions d’euros par an à partir de 2020 et soutenir les marges. Parallèlement, grâce à ses abondantes liquidités et son profil un peu moins cyclique, Barco a réduit sa sensibilité aux aléas de la conjoncture économique.

7. Orange Belgium

"Nous pensons que le marché surestime le risque de l’arrivée d’un quatrième opérateur."

Le cours de l’opérateur de télécoms est proche de celui du début de l’année, mais affiche encore du potentiel si l’on en croit les analystes. "Orange Belgium n’a pas peur d’afficher ses ambitions, explique-t-on chez ING. L’opérateur ne possède pas de réseau fixe propre, mais grâce à la nouvelle réglementation, la location de capacités sur le câble devrait être moins chère à partir du second semestre 2019. Orange pourra ainsi maintenir sa politique de prix agressive et gagner des parts de marché. La mise aux enchères de la 5G au cours de la seconde partie de l’année pourrait être un catalyseur si aucun nouveau candidat ne se présente sur le marché belge. Nous pensons que le marché surestime le risque de l’arrivée d’un quatrième opérateur. La Belgique est un marché trop petit et déjà suffisamment concurrentiel pour justifier les investissements que cela exigerait."

8. Euronav

"Euronav est idéalement positionné pour profiter d’une reprise du marché des tankers."

"Depuis sa fusion avec Gener8, Euronav est le plus grand armateur coté spécialisé en pétrole au monde, explique KBC Securities. Grâce à son levier opérationnel, son bilan conservateur et sa flotte composée de navires récents, Euronav est idéalement positionné pour profiter d’une reprise du marché des tankers. Par ailleurs, les nouvelles normes environnementales en matière de transport maritime qui entreront en vigueur en 2020 et la hausse des exportations des États-Unis pourraient lui donner un coup de pouce appréciable."

L’Investisseur souligne la récente et nette reprise des taux de fret des tankers, qui ont atteint leur plus haut niveau en deux ans. "2019 pourrait être une année charnière. Depuis mai dernier, aucun nouveau tanker mammouth (VLCC) n’a été commandé. Et au cours du premier semestre, 41 tankers ont été envoyés à la ferraille. Si cette tendance se poursuit, cela pourrait se traduire par une hausse durable des taux de fret."

9. Elia

"Elia combine un risque faible avec des perspectives de croissance favorables. Il est très rare de trouver une telle combinaison."
L’Initié de la Bourse

En choisissant le gestionnaire du réseau de haute tension Elia, les analystes optent clairement pour une action super-défensive. "Elia combine un risque faible avec des perspectives de croissance favorables. Il est très rare de trouver une telle combinaison, explique-t-on à L’Initié de la Bourse. Selon les normes chinoises, Elia vaut 6 milliards d’euros au lieu de 3,5 milliards d’euros. Fin mars, Elia a racheté 20% de la filiale allemande 50Hertz pour empêcher la société étatique chinoise State Grid de faire son entrée au capital. Elia a déboursé près d’un milliard d’euros, alors qu’en 2010, elle avait acquis 60% de 50Hertz pour moins de 500 millions d’euros. Avec le recul, cette opération fut un coup de maître. S’y ajoutent les activités en Belgique – qui bénéficient d’un monopole – ce qui donne une valorisation nettement supérieure au cours de Bourse actuel."

10. Tinc

"Tinc est une action particulièrement résistante en cas de récession."

La société Tinc, spécialisée dans les investissements en infrastructures, affiche un des fonds de roulement les plus durables et les plus prévisibles, estime-t-on chez L’Initié de la Bourse et Test-Achats Invest. "Les revenus proviennent essentiellement des dividendes et des intérêts versés par les sociétés d’infrastructures dans lesquelles Tinc a investi. Par ailleurs, elles remboursent progressivement les capitaux, expliquent les analystes de Test-Achats. Ce modèle opérationnel et le faible niveau de risque font de Tinc une action particulièrement résistante en cas de récession. Si l’on ajoute le généreux dividende de 3% net, qui devrait augmenter au même rythme que l’inflation, on peut conclure que Tinc est l’action idéale en cette période de turbulence. L’action n’est pas sexy, certes, et il ne faut pas s’attendre à des hausses spectaculaires, mais le cours pourrait afficher une belle progression, dans le sillage de l’augmentation de la valeur intrinsèque du groupe."

©Mediafin

Les analystes optent pour Wall Street

→ Deux entreprises typiquement américaines - Microsoft et Disney - se détachent clairement du peloton de tête des actions préférées étrangères.

1. Microsoft

La société de Redmont est surtout connue dans le grand public pour son logiciel Office (Word, Excel), mais est tout aussi appréciée pour sa division cloud. "Azure est parfaitement positionnée pour conserver sa place de numéro deux du secteur, après Amazon AWS, explique-t-on chez BNP Paribas Fortis. Pour les prochaines années, nous nous attendons à une hausse du bénéfice de 10% par an." "Depuis que Satya Nadella est aux commandes, l’entreprise s’est réinventée, renchérissent les experts d’ABN Amro PB. Microsoft ose prendre des risques en investissant dans de nouvelles technologies et a instillé une mentalité orientée croissance chez ses collaborateurs." Chez KBC Asset Management, on ne tarit pas d’éloges pour Nadella. "Les acquisitions (LinkedIn, Github) s’avèrent être de vraies réussites."

2. Walt Disney

"Après le rachat de 21 Century Fox, Disney est en bonne voie pour devenir un sérieux concurrent de Netflix."

L’action Walt Disney se retrouve, elle aussi, sur trois listes. Disney est surtout célèbre pour ses films et ses parcs d’attractions avec des personnages comme Mickey Mouse. Le groupe prépare le lancement d’un service de streaming comme Netflix. "Après le rachat de 21 Century Fox, Disney est en bonne voie pour devenir un sérieux concurrent de Netflix", estiment les analystes de Degroof Petercam AM. "La bibliothèque de Disney ne vieillit pas", commente-t-on chez Puilaetco Dewaay. Et à 15 fois les bénéfices, la valorisation est intéressante. Du côté de Dierickx Leys, on pense que "le modèle opérationnel est rentable et durable, et les observateurs se montrent de plus en plus optimistes envers le nouveau service de streaming".

3. Repsol

La troisième marche du podium est occupée par la société pétrolière espagnole Repsol. "Le cours de Bourse a souffert suite à la baisse du prix du Brent, mais de manière exagérée", estime-t-on chez Test-Achats Invest. "Repsol est une entreprise armée pour faire face à la crise à cause de la part importante de ses activités downstream (traitement du pétrole brut) et de la production de gaz naturel", concluent les experts chez KBC Asset Management.

4. Aegon

L’assureur néerlandais bénéficie des faveurs de deux magazines spécialisés. "Le groupe continue à se développer dans des activités qui génèrent des commissions, ce qui protège quelque peu ses résultats contre l’impact des marchés financiers. Pour 2019, nous nous attendons à un dividende de plus de 6%", estime-t-on chez Test-Achats Invest. "Le dividende devrait augmenter dans les années à venir", ajoutent les analystes de L’Investisseur.

5. Ahold Delhaize

Après les magnifiques résultats de 2018 (+ 22%), l’action préférée de l’an dernier retombe cependant à la cinquième place. "Grâce aux bons résultats enregistrés aux États-Unis et à la reprise en Belgique, le groupe génère d’abondants cash flows", explique-t-on chez Puilaetco Dewaay, pour justifier leur préférence pour le groupe belgo-néerlandais. Chez Nagelmackers, on souligne également les économies de coûts cumulées de 1,8 milliard d’euros et le programme de rachat d’actions propres de 1 milliard d’euros.

6. Danone

Les divisions produits laitiers et d’origine végétale, nutrition médicale et eaux s’inscrivent parfaitement dans les tendances actuelles "wellness" et santé, expliquent les analystes d’ABN Amro PB. Chez Puilaetco Dewaay, on insiste sur la qualité du bilan après la vente de la division Yakult et sur le fait que le CEO ait lui-même acheté beaucoup d’actions.

7. NN Group

L’assureur néerlandais NN est l’action préférée de l’équipe de BNP Paribas Fortis. "L’action a assez bien résisté pendant la correction, mais se négocie encore avec une décote trop importante par rapport à d’autres assureurs." Les analystes rappellent le succès de la reprise de Delta Lloyd. "Nous nous attendons à ce que NN Group rachète ses propres actions au cours du premier trimestre 2019", ajoute-t-on chez Van Lanschot.

8. Kion

"La crainte d’un ralentissement de la croissance a ramené le cours au niveau d’il y a quatre ans malgré l’augmentation du chiffre d’affaires et des bénéfices."

La société allemande fournit des équipements dans le secteur de l’automatisation des entrepôts. "Ce marché se développe à la vitesse de l’éclair grâce au commerce en ligne et au ‘order picking’", constatent les analystes de Van Lanschot. "La crainte d’un ralentissement de la croissance a ramené le cours au niveau d’il y a quatre ans malgré l’augmentation du chiffre d’affaires et des bénéfices. À 12 fois les bénéfices, l’action Kion est bon marché", ajoute-t-on chez Dierickx Leys.

10. X-Fab

La société sœur de Melexis a déjà fait mieux dans ce classement, mais garde la confiance des analystes de L’Investisseur. "X-Fab est plus cyclique que Melexis. La décote de l’action par rapport à la valeur comptable, une trésorerie nette de 1,05 euro par action, et des éléments ‘value’ (plusieurs unités de production de puces électroniques) sont des facteurs positifs. À méditer: l’actionnaire de référence a acheté l’action à des cours plus élevés."

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11. Presque dans le top 10

Le distributeur britannique de produits d’entretien et pharmaceutiques Reckitt Benckiser est l’action préférée de Candriam: "C’est une société innovante qui se concentre sur des segments en forte croissance, et qui affiche des marges confortables et un bilan sain."

Chez L’initié de la Bourse, on préfère McEwen Mining. "Si le cours de l’or se reprend comme nous l’attendons, cette action a de beaux jours devant elle."

Chez Leo Stevens & Co, la préférence va à Siemens. "Ses filiales cotées Siemens Gamesa et Siemens Heathineers représentent ensemble 45% de la valeur boursière du groupe. Et la principale contribution aux bénéfices provient de la division Digital Factory qui propose des logiciels pour l’internet des objets."

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