Econocom débarque dans la consultance, terre d'Accenture, BCG, EY et McKinsey

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Le groupe informatique franco-belge va se lancer dans le conseil. L’idée? Valoriser son expertise dans la transformation digitale. 10 millions d’euros sont mis sur la table.

Terre en vue pour Econocom , celle de la consultance à la EY, Accenture, McKinsey et autres BCG du secteur. Le groupe informatique franco-belge va en effet se lancer dans une nouvelle aventure via la constitution d’une société à part entière de conseil en transformation digitale, a-t-on appris à bonne source.

Une mission d’exploration qui sera menée par Bruno Grossi, actuel directeur exécutif d’Econocom, en charge des acquisitions, de la stratégie et de la communication. Interrogé sur le sujet, l’intéressé explique en être au tout début de sa mission et n’avoir commencé à créer la structure que fin décembre.

L’objectif poursuivi? "Les grandes entreprises ont un impératif de se transformer avec le digital, c’est une injonction. Pour autant, ce qu’il convient de faire concrètement n’est pas toujours très clair pour un patron ou un directeur de business unit." C’est donc là un créneau que va investir Econocom, détaille-t-il.

Et ce, dans les différents pays où le groupe est actif et qui sont au nombre de 19 dans le monde.

"Un projet auquel Jean-Louis Bouchard (fondateur et CEO d’Econocom) attache beaucoup d’importance et pour lequel nous allons utiliser la base clients existante du groupe", indique le dirigeant.

"L’objectif? Fournir du conseil sur les usages et business models du numérique aux entreprises en transformation."
Bruno Grossi
Directeur exécutif d’Econocom

Ouverture du capital à des partenaires locaux

Pour soutenir ces développements, le groupe n’agira pas seul. Non, l’idée est de coopter dans la foulée des associés (amenés à rester minoritaires au capital), des "equity partners" dans le jargon, qui achèteront des actions de la boîte quand Econocom conservera la majorité des parts. "D’abord en France, nous dit-on. La Belgique et l’Italie suivront plus tard."

Si les sociétés opérationnelles seront constituées localement, la société de tête est, elle, logée en Belgique. D’ailleurs, Econocom a en a déjà fixé le capital social à quelque 10 millions d’euros, libérés à 50%, signe du sérieux de son intention dans ce créneau.

Nom de code projet? Fifty-Eight Group. Pourquoi ce choix? "Cinquante-huit, c’est le nombre d’étoiles répertoriées (dites "étoiles sélectionnées", NDLR) qui, depuis l’Antiquité, servent aux explorateurs et navigateurs à se positionner partout sur la planète. Du fait qu’elles sont plus visibles que les autres, elles permettent de se repérer, peu importe que vous soyez au pôle Nord ou Sud, voire sur l’équateur ou dans la forêt vierge."

Aide à la navigation dans l’océan du digital

Avec ce satellite en conseil dans sa galaxie de filiales, le groupe entend "aider les entreprises à avancer dans les eaux inconnues du digital qui ne sont pas toujours très bien cartographiées, pas toujours très claires", et ce, via des prestations en conseil sur des questions de business models ou sur les usages dans le numérique par exemple, via un accompagnement sur l’obsolescence chronique des appareils et des solutions.

Et pour cela, Econocom a une carte à jouer: "On connaît bien les usages très très détaillés que font, soit les collaborateurs de nos clients, soit les clients finaux de nos clients, avec les applications et outils digitaux, commente Bruno Grossi. Cela fait partie de notre ADN. On sait très bien ce qui marche et ne marche pas au niveau de l’interface entre un humain et un appareil quel qu’il soit. Nous avons donc décidé de le valoriser."

"Alors le but n’est pas d’être la star du conseil, nous restons très modestes face à des cabinets qui ont des méthodes, des benchmarks… Bref, des approches un peu top-down. Non, nous allons plutôt nous baser sur notre connaissance du terrain, en particulier sur la mise en forme des programmes de transformation de nos clients", tout cela "dans l’optique que le taux d’adoption soit assez fort, auquel est lié le vrai retour sur investissement", conclut-il.

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