DHL refait de Bruxelles un de ses hubs de référence

Le nouveau centre de tri de DHL à Brucargo pourra traiter jusqu'à 42.000 colis par heure. ©Photo News

Le n°1 mondial de la logistique a inauguré ce jeudi son nouveau hub bruxellois. De quoi lui permettre de quadrupler sa capacité à Zaventem. Avec à la clé 200 emplois supplémentaires.

Un investissement total de plus de 140 millions d’euros pour un centre de tri ultramoderne de 31.500 m² (+ 5.000 m² de bureaux) permettant de traiter jusqu’à 42.000 colis par heure. Le géant DHL Express n’a pas fait les choses à moitié.

Le nouveau hub régional inauguré ce jeudi sur le site de Brucargo — de l’autre côté des pistes par rapport à ses anciennes installations -, permet à DHL Express de quadrupler sa capacité d’envoi. Il cadre parfaitement avec les projets de l’aéroport de moderniser complètement sa zone consacrée au fret. "C’est un exemple d’infrastructure moderne et respectueuse de l’environnement", note Arnaud Feist, CEO de Brussels Airport.

Le drame social de 2008, marqué par le départ du hub européen de Brussels Airport au profit de Leipzig, en ex-Allemagne de l’Est, appartient au passé: non content d’être doté des technologies les plus pointues, le nouveau hub régional belge figure désormais parmi les cinq plus grands de DHL dans le monde.

Les 200 nouveaux emplois promis par le logisticien à l’horizon 2020 sont déjà pourvus. Les effectifs du hub bruxellois ont ainsi été portés à 1.200 travailleurs, pour un total de 5.000 salariés en Belgique.

"Bruxelles est un maillon clé du réseau mondial DHL Express. (…) Grâce à sa localisation au cœur de l’Europe, il joue un rôle majeur dans la connexion des entreprises européennes avec le reste du monde", a souligné son CEO, Ken Allen.

La délocalisation à Leipzig n’avait pas empêché le centre de tri de Bruxelles, qui date de 1985, de continuer à grandir malgré sa nouvelle vocation régionale. Jusqu’à amener le hub bruxellois à saturation. D’où la décision, prise en 2015 par le numéro un mondial de la logistique, de se doter d’une plateforme pouvant supporter son expansion.

Brussels Airport a décroché la timbale malgré un impératif a priori rédhibitoire: l’interdiction d’accroître le nombre de vols de nuit, plafonné à 16.000 par an. DHL a pu mettre en place de nouvelles techniques permettant d’accélérer le processus de traitement de certains colis et d’assurer des vols supplémentaires de jour uniquement. "On peut opérer à l’intérieur de cette enveloppe. La situation actuelle est gérable", souligne Arnaud Feist.

Le ministre fédéral de la Mobilité, François Bellot (MR), a exhorté de son côté DHL Express à investir dans des avions plus récents et moins bruyants. Outre leurs avantages en termes de bruit et d’émissions de CO2, ils permettent également à l’entreprise de réduire ses coûts opérationnels, a-t-il souligné.

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