Bruxelles veut aider les petits commerçants à exister sur internet

Alors que les deux premiers confinements ont poussé les commerçants à baisser le rideau, comme ici dans la rue Neuve, à Bruxelles, l'agence Digitale Solidaire aide à développer les vitrines en ligne. ©Photo News

L’agence Digitale Solidaire est en première ligne pour aider les petits commerçants bruxellois à avoir une vitrine en ligne.

Charlotte et Nicolas Hubin ont vécu une année 2020 sous le signe de l’entrepreneuriat. Rien de surprenant pour ce couple qui est à la tête de Skillsfactory, un centre d’accompagnement à l'entrepreneuriat. Lors du premier confinement, ils sont devenus une bouée de sauvetage pour des dizaines de commerçants bruxellois à la peine avec le digital.

"On était en plein milieu d’un cycle d'accompagnement d'entrepreneurs et le premier confinement est arrivé. On a commencé à recevoir des demandes concrètes de commerçants et on y a répondu", nous raconte Nicolas Hubin. La petite équipe s’organise et se constitue avec les étudiants du moment qui deviennent accompagnants bénévoles. L’agence Digitale Solidaire était née. L'objectif? Offrir un accompagnement gratuit, étape par étape, aux commerçants qui patinent avec le digital et cherchent à exister sur internet.

"Nos gros contrats viennent désormais des pouvoirs publics régionaux et communaux."
Nicolas et Charlotte Hubin
Cofondateurs de l'agence Digitale Solidaire

En deux mois et demi, près de 300 indépendants ont été aidés par la structure. "On avait pas d’ambition supplémentaire au départ. Mais on a eu énormément de demandes (création de site web ou optimisation de référencement) pour intervenir après cet accompagnement. On a commencer à rentrer des devis pour ces prestations, les bénévoles ont eu leurs premiers contrats."

Nicolas et Charlotte Hubin, cofondateurs de l'agence Digitale Solidaire ainsi que leurs bénévoles.

Mais malgré la demande et des prix plancher, la conversion n’est pas au rendez-vous. "Pour un commerçant, 900 euros afin d'optimiser son SEO (optimisation pour les moteurs de recherche, NDLR) c’est trop cher", explique Nicolas Hubin. Le couple se rend alors compte que sa cible n’est pas les TPE, mais les organismes publics qui ont vocation à les aider. "Nos gros contrats viennent désormais des pouvoirs publics régionaux et communaux".

Un Amazon bruxellois

L’agence Digitale Solidaire s’est fait un nom à Bruxelles et s’est retrouvée embarquée dans un projet au départ limité à la commune d’Uccle, mais que la Région a décidé d'étendre à tout le territoire: une place de marché pour les commerçants locaux, un Amazon du commerce local bruxellois.

"L’idée est de faire évoluer la plateforme par itération pendant un an avoir d’un produit fini."
Nicolas Hubin
Cofondateur de l'agence Digitale Solidiare

Mymarket.brussels, c'est son nom, n’en est qu’à ses balbutiements et accueille les premiers commerçants. Il est encore un peu tôt pour aller faire son shopping dessus. "L’idée est de faire évoluer la plateforme par itération pendant un an avoir d’un produit fini". La dimension écologique est assurée par Urbike et ses livraisons à vélo. C’est d’ailleurs le seul coût pour les commerçants. Pour le reste, elle est gratuite pour eux. De son côté, l’agence va gérer le développement de cette plateforme et continuer à faire grandir ses nouvelles activités de guichet d’aide à la digitalisation pour les petits commerçants bruxellois.

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