Les objets connectés, l’écrin toujours plus accueillant des cartes SIM

Les cartes SIM permettent par exemple d'assurer le suivi à distance de la qualité de l'air d'une pièce. ©Proximus

Proximus vient de passer le cap des deux millions de cartes SIM installées dans des objets connectés. Aujourd’hui, un tiers des cartes en circulation ne sont plus dans un téléphone.

4 millions d’abonnés mobiles pour Proximus, 2,5 millions pour Orange, près de 3 millions pour Telenet. Lorsqu’il s’agit de juger de l’attractivité d’un opérateur mobile, le nombre de cartes SIM en circulation auprès du grand public est forcément un bon indicateur. Mais les petites cartes ne se trouvent pas que dans le smartphone du grand public. Depuis un peu moins d’une décennie, elles trouvent également une place confortable dans un paquet d’objets connectés.

"On estime que pour une personne, il y a sept objets connectés. Tous ne le sont pas via une carte SIM mais la tendance n’est donc pas près de s’arrêter."
Alex Lorette
Directeur des solutions entreprises chez Proximus

L’Internet Of Things (IOT) étant particulièrement à la mode ces derniers temps, la vente des fameuses cartes a explosé au cours des dernières années. Lors de la présentation de ses derniers résultats trimestriels, Proximus a d’ailleurs passé le cap symbolique de deux millions de cartes vendues destinées à des objets connectés appelées 'machine to machine' (M2M).  "Nous affichons une croissance de 30% par rapport à l’année dernière", explique fièrement Alex Lorette, directeur des solutions entreprises chez Proximus. Désormais donc une carte sur trois est vendue pour équiper un objet. "On estime que pour une personne, il y a sept objets connectés. Tous ne le sont pas via une carte SIM car il existe d’autres moyens comme le Bluetooth, mais la tendance n’est donc pas près de s’arrêter", assure le directeur.

Chaîne de froid et caméra de chantier

Utilisées pour le tracing, le monitoring et un tas d’autres innovations, les cartes SIM sont donc désormais bien installées dans un paquet de secteurs. Ce boom s’explique par les possibilités toujours plus nombreuses permises par les petites puces. "On en trouve beaucoup dans le transport et la logistique, mais pas seulement. Les cartes peuvent servir à assurer le suivi d’une chaîne de froid, vérifier des caméras de surveillance sur un chantier, connaître le niveau d’une citerne à distance ou la localisation d’une trottinette en libre-service", illustre le directeur. En réalité, les applications sont tellement nombreuses que, selon Alex Lorette, il est possible qu’un jour, Proximus vende plus de cartes SIM destinées à des machines qu’aux téléphones.

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millions de cartes Sim m2m
Aujourd'hui, une carte SIM sur trois vendues par Proximus est installée dans un objet connecté.

Bien que les utilisations soient radicalement différentes, les technologies ne sont finalement pas si éloignées. "Il s’agit effectivement de cartes assez semblables. On fonctionne également avec un principe d’abonnement. Les prix dépendent de l’utilisation et des données à transporter. Si votre caméra de chantier ne s’active qu’après avoir détecté un mouvement, le volume de données sera évidemment largement différent que si elle diffuse en streaming non-stop. Les montants payés sont parfois inférieurs à quelques euros par mois", assure le patron.

Engouement collectif

Avec un large engouement, l’offre n’intéresse évidemment pas que l’opérateur mauve. Ses deux concurrents Telenet et Orange sont également actifs dans le domaine. Si Telenet reste assez discret et ne souhaite pas donner de chiffres, ceux d’Orange Belgique sont également costauds. "Le nombre de cartes M2M est proche de 1,5 million (pour environ 2,5 millions d’abonnés mobiles ‘classiques’, Ndlr)", explique Younes Al Bouchouari, le porte-parole d’Orange Belgique. "Nos clients sont principalement de grandes entreprises. Nous avons notamment beaucoup de cartes dans les terminaux de paiement", assure le porte-parole. L’offre est particulièrement suivie en Belgique. Le groupe Orange a d’ailleurs installé, il y a quelques années à Bruxelles, l’un de ses plus importants centres de compétences dédiés à cette technologie.

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