L'optimisme est de mise dans le secteur belge des TIC

Un employé de Zetes. Une entreprise qui fait partie des 250 interrogées par Degroof.

La banque Degroof a enquêté auprès de 250 sociétés des TIC. Le constat est sans appel, elles voient de la croissance pour 2011 et 2012.

Le secteur belge des Technologies de l’information et de la communication (TIC), n’est pas encore vraiment impacté par les effets de la crise du désendettement. C’est en substance la conclusion d’une étude détaillée de la Banque Degroof. Pour effectuer cette étude, ce sont 350 CEO et CFO de 250 entreprises de notre pays qui ont été interrogés en août, alors que la crise de la dette était déjà bien engagée.

Le constat est rassurant car cette crise n’a pas, jusqu’à présent, fait mal à leurs affaires. 88& % des entreprises interrogées anticipent de la croissance pour leurs affaires en 2011 et elles sont 94 % à en prévoir pour leurs affaires en 2012. En moyenne, les sociétés du secteur tablent sur une croissance de 5 % tant pour 2011 que pour 2012.

Un positivisme qui vaut aussi pour l’emploi alors que 55 % des entreprises disent qu’elles comptent engager en 2011. Elles sont 66 % à affirmer qu’elles vont augmenter leur nombre d’employés en 2012. Une tendance encourageante quand on sait que plus des deux tiers des entreprises interrogées emploient déjà plus de 100 personnes.

Tous ces résultats ont même surpris à la banque Degroof "C’est assez remarquable de voir cet optimisme. Je dois avouer qu’on a été un peu surpris car on pensait que les sentiments sur l’avenir du business et la confiance des chefs d’entreprises seraient plus bas, ce n’est pas le cas et ce malgré toutes les mauvaises nouvelles", explique Siddy Jobe qui a coordonné l’étude à la Banque Degroof.


Davantage optimistes qu’officiellement

Il faut dire que ces derniers temps, quand les patrons doivent faire des déclarations publiques, ils préfèrent rester prudents. En conférence de presse ou en réunion avec les analystes, ils sont nombreux à avoir le même message. "Les chiffres sont bons mais on ne sait pas pour l’avenir", disent-ils en substance avant de refuser de faire des prévisions pour l’avenir. Cette enquête anonyme montre pourtant le contraire, les entreprises y croient.


Une tendance au-delà du secteur?

Une étude qui donne même une tendance de fonds pour les entreprises belges. "Comme c’est un secteur qui est assez homogène, il était vraiment intéressant de voir comment les patrons d’entreprise voyaient les différents événements macroéconomiques et la crise de la dette et l’impact qu’ils anticipaient sur leurs affaires", explique Siddy Jobe. On pourrait donc conclure que les effets de la crise de la dette sont moindres sur l’économie réelle de nos sociétés, du mois pour l’instant.

"Le fait qu’on n’ait pas de gouvernement fait que les programmes d’austérité et les 20 milliards d’économies que l’on doit faire n’ont pas encore été votés contrairement à d’autres pays", ajoute l’analyste. Le secteur public représente 12 % des revenus des entreprises interrogés, le secteur bancaire 23 %.

Un autre signe ne trompe pas. Si la majorité des entreprises anticipent des marges de profits en hausse, "nous avons aussi observé qu’une quantité importante d’entreprises est plus positive pour leur propre société que pour le secteur dans son ensemble", dit l’étude de Degroof. On peut espérer que leurs prophéties soient auto-réalisatrices.

En attendant, Siddy Jobe nous donne les prévisions actuelles de la banque Degroof sur la situation économique. "Nous savons qu’il y aura encore des semaines difficiles à venir avec la Grèce et l’austérité. Pour l’instant chez Degroof, on n’attend pas une récession mais plutôt une croissance plus basse que les mois précédents", ajoute Jobe. Pour l’instant…

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