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L'espace s'ouvre à la bourse

Les initiatives d'entrepreneurs comme Elon Musk (SpaceX) et Jeff Bezos (Blue Origin) ont permis un retour des ambitions spatiales américaines. ©ddp images/Pool Reuters

SpaceX d'Elon Musk ou Blue Origin de Jeff Bezos témoignent du regain d'activité du secteur spatial dernièrement. Un premier fonds commercialisé en Belgique permet d'y investir.

Après avoir connu des années fastes durant les années 70 et 80 (avec plus de 100 lancements de fusées par an, pour un record de 139 atteint en 1967), le secteur spatial a progressivement subi un désintérêt avec un nombre de missions qui a ralenti vers une cinquantaine de lancements en 2005.

Regain d'activité

L'arrivée d'entrepreneurs comme Elon Musk (SpaceX) et Jeff Bezos (Blue Origin) sur ce segment a permis un retour des ambitions spatiales américaines, qui répond également à la volonté de la Chine d'être un acteur important dans l'exploration du système solaire.

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Le nombre de lancements spatiaux sur les 9 premiers mois de 2021, proche du record de 139 atteint en 1967.

Les deux superpuissances se sont ainsi lancées dans le développement de projets lunaires, et ont également affiché des ambitions pour explorer Mars, l'atmosphère de Vénus, voire des lunes de Saturne ou Jupiter.

Le nombre de lancements est repassé au-dessus de la barre des 100 par an depuis l'année 2018, avec déjà 96 lancements réalisés pour les trois premiers trimestres de 2021. À ce rythme, le record de 1967 pourrait être effacé durant les prochaines années.

Baisse des coûts

Dans ce contexte, il n'est pas étonnant de voir aujourd'hui arriver le fonds Échiquier Space, proposé par La Financière de l'Échiquier. "L'univers d'investissement comporte aujourd'hui une centaine d'acteurs, cotés sur l'ensemble de la chaîne de valeur", indique Rolando Grandi, le gestionnaire du fonds.

"Le nombre d'introductions en bourse va se multiplier durant les prochaines années, avec une capitalisation du secteur qui va fortement progresser", aidée notamment par la mise au point de méthodes de propulsion moins coûteuses et plus durables. "Le prix pour envoyer un actif en orbite a été divisé par dix depuis l'arrivée des acteurs privés, et cette tendance baissière devrait se poursuivre."

"Le nombre d’introductions en bourse va se multiplier durant les prochaines années, avec une capitalisation du secteur qui va fortement progresser."
Rolando Grandi
Gestionnaire du fonds Échiquier Space

Volatilité

Pour autant, il s'agit encore d'une thématique qui n'est pas fortement établie, avec des entreprises qui sont encore jeunes et des cours qui vont être fortement volatils. Une des actions phares de ce "New Space" est, par exemple, Rocket Lab, qui s'est introduit sur le Nasdaq en août dernier, dont le cours a rapidement doublé vers 20 dollars pour ensuite se tasser tout aussi rapidement vers 15 dollars.

Une telle stratégie doit donc rester confinée à une partie limitée du portefeuille, mais il ne fait aujourd'hui aucun doute que le spatial est appelé à connaître une croissance très rapide. "Même si les projets visant à s'installer sur la Lune ou sur Mars sont encore lointains, ils font d'ores et déjà l'objet de contrats importants avec les nombreuses agences spatiales", souligne encore Rolando Grandi.

En bref

Quels produits? La Financière de l'Échiquier propose le seul produit en Belgique sur le secteur spatial.

Quel marché? Il existe une centaine de sociétés actives sur le spatial, pour une capitalisation d'environ 400 milliards de dollars.

Quelle dynamique? Le nombre de fusées lancées en orbite est en hausse constante depuis le milieu des années 2000.

Quel record? 1967 reste l’année la plus prolifique avec 139 fusées envoyées en orbite.

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