Un écosystème start-up qui a fait ses preuves

Les forces vives de la start-up CitizenLab accompagnée par KBC Bruxelles ©CitizenLab

“Un apprentissage inestimable.” C’est ainsi que les participants qualifient l’initiative bruxelloise Start it@KBC. En cinq ans, ce programme pour jeunes entrepreneurs au modèle opérationnel innovant est devenu la plus grande communauté de start-up de Belgique.

Tous les six mois, Start it @KBC, un écosystème basé à Bruxelles, lance un appel aux start-up ayant une idée d’entreprise innovante. Les candidats dont les dossiers sont les plus modulables et créatifs ont la possibilité de présenter leur projet devant un jury multidisciplinaire et indépendant. Ses membres choisissent, parmi des centaines de demandes, les candidats qui auront accès au programme de développement. Celui-ci dure de 12 à 18 mois et s’ouvre chaque année à 150 start-up.

“Nous offrons aux lauréats la chance de créer leur propre société”, souligne Anna Thomlinson, directrice générale de Start it @KBC. “Tout d’abord, ils peuvent bénéficier gratuitement d’un espace de travail dans l’un de nos bâtiments Start-it, comme celui situé au centre de Bruxelles. Ils sont également formés dans notre ‘start-up academy’ et sont accompagnés par un mentor. Toutes les start-up travaillant sous le même toit, elles se constituent un réseau et profitent d’une pollinisation croisée de leurs idées.”

"Sans réseau, nous aurions éprouvé beaucoup plus de difficultés à nous internationaliser".
Wietse Van Ransbeeck
Cofondateur de CitizenLab

“Nous faisons partie d’une véritable communauté”, confirme Wietse Van Ransbeeck, cofondateur de CitizenLab, une plateforme citoyenne fondée à Bruxelles et qui permet aux habitants de villes et communes de faire entendre leur voix autour de thèmes citoyens. “Entre start-up, nous apprenons les uns des autres et rencontrons des partenaires potentiels intéressants. Le réseau est très précieux. Sans lui, nous aurions éprouvé beaucoup plus de difficultés à nous internationaliser. Aujourd’hui, nous travaillons avec 75 autorités locales, de Bruxelles à Vancouver.”

Mentors et coaching

Dès le début du programme, les start-up se voient attribuer au moins un mentor, en fonction de leur projet et de leur secteur d’activité. “Le mentor répond aux questions et donne des conseils personnalisés sur les différentes formes d’entreprise, sur la manière d’approcher des clients potentiels, sur le marketing et le recrutement du personnel”, poursuit Anna Thomlinson. “Par exemple, si une société souhaite utiliser la blockchain, son mentor lui détaillera notamment les documents officiels et licences requis.”

"Si la technologie ou les services développés par la start-up sont intéressants pour KBC, nous devenons ses clients".
Anna Thomlinson
Directrice générale de Start it @KBC

Dans la mesure où une start-up se concentre sur des activités B2B, le mentor la mettra en contact avec des collaborateurs de la banque. “Si la technologie ou les services développés par la start-up sont intéressants pour KBC, nous devenons ses clients. Tout récemment encore, nous avons mis sur pied un projet-pilote afin d’améliorer ce type de collaboration.”

Académie propre

Start it @KBC propose par ailleurs du know-how: les start-up peuvent acquérir de nouvelles compétences via des ateliers et des cours. “J’ai vraiment beaucoup appris sur la manière de vendre un produit”, raconte Jacob Gloser. En novembre de l’an dernier, il a créé GoTennis à Bruxelles, une plateforme en ligne où les joueurs qui ne sont pas membres d’un club peuvent réserver des terrains de tennis dans toutes les villes européennes.

“Pendant cette formation commerciale, j’ai notamment découvert que je devais me focaliser sur les trois premiers slides lors des présentations aux clients potentiels. Ces slides doivent démontrer que notre produit est innovant, qu’il répond à un besoin et que tout le monde peut l’utiliser. J’ai amélioré mes compétences en matière de vente. C’est un apprentissage inestimable.”

Écosystème solide

Wietse Van Ransbeeck insiste sur l’importance des canaux de communication de Start it @KBC: “Nous avons l’occasion de nous faire connaître auprès des médias et nous sommes placés sous le feu des projecteurs lors d’événements organisés par la banque. Ces opportunités réellement uniques sont très difficiles à obtenir si vous ne bénéficiez pas d’un support tel que celui-ci.”

“Nous sommes depuis peu ouverts aux entreprises innovantes déjà bien établies”, complète Anna Thomlinson. “Elles peuvent poser leur candidature avec une équipe ou une start-up interne afin de participer à notre programme d’accélération. Celui-ci devrait renforcer l’écosystème ainsi que la collaboration avec les grands acteurs dans les années à venir.”