chronique

La French Tech pour embellir le bulletin de Mathieu Michel

Journaliste

Un an après son arrivée au gouvernement, Mathieu Michel a surtout pris le pouls de son secteur. Il est maintenant temps de passer à l'action. Un coup d'œil sur ce qui se passe en France pourrait être inspirant.

C'était il y a un an. Alors que le coronavirus était toujours aussi piquant, Mathieu Michel faisait officiellement son entrée au sein du gouvernement. Sa principale expérience se résumait alors à la direction du collège provincial du Brabant wallon. Malgré un site internet personnel digne de WordPress 2009, le petit frère et fils des autres était pourtant lancé dans le grand bain avec pour mission la digitalisation de notre pays.

Attaqué à peine quelques heures après avoir revêtu son nouveau costume fédéral sur ses compétences en néerlandais et sa méconnaissance du secteur, le secrétaire d'État a depuis lors fait ses devoirs. Après les premières piques, il a revu ses classiques et pris le temps de rencontrer ce qui se faisait de mieux dans le secteur. Lors de notre dernière rencontre, pour illustrer ses propos, les noms des bonnes entreprises du secteur fleurissaient d'ailleurs presque à chaque phrase. Les exemples étaient justes et pertinents, mais leur répétition dans le discours en devenait presque un cliché de l'élève qui veut un peu trop se montrer en premier de classe.

C'est donc indéniable, Mathieu Michel connaît désormais son environnement et les combats à mener.

Difficile néanmoins de lui reprocher de vouloir faire ses preuves après avoir été sous le feu nourri des critiques. C'est donc indéniable, Mathieu Michel connaît désormais son environnement et les combats à mener.  Son "le véritable enjeu de relance est de trouver les bons profils" lancé dans La Libre de ce lundi n'est que trop juste. Mais le constat indiscutable est connu depuis au moins aussi longtemps que l'iPhone existe ou que le mot digital est installé dans toutes les bouches qui se veulent branchées. Ce n'est pas Fabien Pinckaers et ses idées en tout sens pour réinventer le métier de recruteur qui dira le contraire.

Passer de la réflexion à l'action

Du côté des solutions, au cabinet Michel, on cherche encore les plans concrets à instaurer, et on continue d'analyser le marché.  Le projet des Digital Minds, réunissant des têtes bien faites du digital belge, devrait faire sortir de bonnes idées.  Mais l'exercice de réflexion n'est pas encore sur le point d'atterrir.

On ne se permettrait pas de donner des conseils à un secrétaire d'État, mais ce qui se passe de l'autre côté de la frontière aurait de quoi inspirer. Cette semaine, Sorare et Mirakl, deux pépites françaises se sont illustrées avec des levées de fonds record. En deux jours, le spécialiste des NFT et celui du marketplace ont ainsi glané 1,2 milliard de dollars auprès d'investisseurs. Merci le programme French Tech. Lancé il y a quelques années, il réunit ce qui se fait de mieux dans la tech hexagonale. Programme de soutien, démarches facilitées pour les entrepreneurs et investisseurs étrangers, antennes locales partout en France et dans 100 villes à travers le monde, la French Tech devient aujourd'hui une marque. Avec comme mission de "faire de la France un des pays les plus attractifs au monde pour les start-ups qui veulent se lancer, partir à la conquête des marchés internationaux et bâtir un avenir qui ait du sens". Présenté de la sorte, c'est un peu prétentieux. Mais cela paie de plus en plus.

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