Meurtre d'Uccle: rififi entre le bourgmestre et la ministre Huytebroeck

L'attaque à main armée et le meurtre qui a suivi, vendredi dernier, à Uccle, ont provoqué une polémique entre le bourgmestre de la commune, Armand De Decker, par ailleurs président du Sénat et la ministre Evelyne Huytenbroeck en charge de l'Aide à la Jeunesse en Communauté française.

Dans les colonnee du quotidien 'Le Soir', M. De Decker a estimé que la recrudescence des attaques dans les commerces et du recours à la violence était due au laxisme des dernières décennies et à la philosophie 'il est interdit d'interdire'.

Pour lui, les choix de la ministre Huytebroeck de ne pas augmenter le nombre de places en IPPJ "est à l'opposé de ce qu'il faut faire... Si Evelyne Huytebroeck ne veut pas augmenter le nomùbre de les places en IPPJ, qu'elle démissionne", a-t-il notamment dit.

Lundi après-midi, la ministre écologiste a qualifié d'"inacceptables" ces déclarations du bourgmestre d'Uccle, qui relèvent de "l'amalgame" et de la "polémique stérile".

Pour elle, le "crime crapuleux commis sur une femme innocente et l'attaque sauvage d'un commerçant ne peuvent rester impunis et la justice doit faire son travail".

Mais les crimes de vendredi "ne sont pas le fait de mineurs et concernent donc la justice fédérale et non les centres fermés de la Communauté Française. Il semblerait qu'il ne s'agisse pas non plus d'individus au lourd passé de délinquants ayant fréquenté des institutions de la jeunesse", a-t-elle ajouté. (JDD)

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