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"Chaque entreprise avec son propre centre de données? C'est du passé"

©Studio Dann

Si de nombreuses entreprises disposaient encore de leurs propres générateurs électriques au début de la seconde révolution industrielle, toutes ont fini par se raccorder au réseau d’électricité public. On assiste actuellement au même phénomène dans le monde de l’informatique. “Avoir son propre centre de données, c’est dépassé!”, estime Thomas Kessler, Head of Customer Success de Microsoft Belux. “Toutefois, cette décision ne relève pas uniquement de la responsabilité du CIO: elle doit être soutenue par l’ensemble de la direction.”

“Depuis plusieurs années, nous remarquons que l’hyperscale cloud n’est plus réservé aux early adopters: les grandes entreprises se rallient massivement à cette idée – selon les dernières prévisions de Forbes, 80% des applications et appareils fonctionneront dans le cloud dès l’an prochain”, souligne Thomas Kessler, Head of Customer Success de Microsoft Belgique et Luxembourg. Son équipe ne se compose pas de vendeurs mais d’architectes cloud, d’ingénieurs et de business consultants qui veillent à ce que les entreprises tirent profit des services que leur fournit Microsoft, tels que la plateforme cloud Azure et les services internet d’Office 365.

Révolution industrielle

Thomas Kessler est bien placé pour expliquer les dernières tendances en informatique. “Au début, les entreprises n’utilisaient le cloud que pour les nouvelles applications. Leur infrastructure informatique mise à jour était ainsi disponible partout dans le monde en quelques minutes, au lieu de plusieurs semaines. En outre, l’énorme puissance de calcul et les services du cloud leur permettaient de développer des applications IA innovantes. À présent que le cloud s’est avéré une solution meilleure et plus sûre que les centres de données propres, nous remarquons que les entreprises y transfèrent la totalité de leur informatique. Pour leurs clients, cette transition reste largement invisible. Plus encore, ils en bénéficient eux aussi, parce que les entreprises se montrent plus réactives, proposent leurs produits et services dans le monde entier, ou réduisent leurs prix.”

Selon Thomas Kessler, on peut comparer ce changement de paradigme à la seconde révolution industrielle de la fin du XIXe siècle, lorsque les entreprises ont cessé de produire leur propre électricité pour se raccorder massivement au réseau d’électricité public. L’infrastructure informatique – les centres de données, notamment – est devenue un produit de base. Et ce, grâce aux vagues d’innovations technologiques de ces dernières décennies. Les entreprises n’ont plus besoin d’y investir elles-mêmes.”

“Le passage au cloud est une occasion unique de rapprocher l’informatique du cœur de l’entreprise.”
Thomas Kessler
Head of Customer Success de Microsoft Belux
©Studio Dann

“Pour la gestion de leurs données, elles peuvent faire appel à l’hyperscale public cloud. L’ampleur de ce réseau est difficile à saisir. Chez Microsoft par exemple, la plateforme Azure repose sur plus de 50 centres de données répartis dans le monde entier. Chacun de ces sites s’étend sur plusieurs terrains de football et gère des millions de serveurs. Pas étonnant que le réseau par lequel Microsoft relie ces centres de données soit l’un des plus grands et des plus innovants au monde, avec 160.000 kilomètres de câbles sous-marins en fibre optique! Nous investissons 1 milliard de dollars par an dans la cybersécurité. Aucune entreprise individuelle ne peut libérer de tels budgets pour garantir sa sécurité informatique, pas même les plus grands groupes financiers.”

Plus durable et plus écologique

La transition de son propre centre de données au cloud prend généralement six à douze mois. Le cloud apporte deux grands avantages aux entreprises, si l’on en croit Thomas Kessler: “Tout d’abord, des économies considérables. En Belgique et au Luxembourg, nous observons des baisses de 20 à 30% du coût total de possession (total cost of ownership ou TCO), sans compter les possibilités supplémentaires recelées par l’accès aux services dans le cloud, comme l’intelligence artificielle. De nombreuses entreprises affectent les personnes et les ressources ainsi libérées à l’innovation dans leurs produits et services.”

“Le second avantage, ce sont les applications qu’elles peuvent utiliser grâce au cloud. De cette façon, une organisation peut diminuer ses efforts dans le domaine informatique et investir davantage dans les atouts stratégiques qu’elle peut retirer des données, tels que des innovations basées sur l’intelligence artificielle.”

Cœur de l’entreprise

Thomas Kessler souligne enfin l’avantage social du cloud. “Généralement, l’hyperscale public cloud se révèle nettement plus durable que l’addition de centres de données individuels. Azure, par exemple, produit 98% de carbone en moins qu’un centre de données traditionnel moyen.”

Au vu de son impact, cette transition ne relève pas de la seule responsabilité du CIO: elle doit être soutenue par les responsables financiers et opérationnels au sein de la direction. “C’est une occasion unique de rapprocher l’informatique du cœur de l’entreprise”, conclut Thomas Kessler.

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