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Quand les élèves écrivent à l'encre numérique

©Studio Dann

L’école primaire communale d’Omnimundo est établie à Anvers-Nord, un quartier où de nombreux élèves sont confrontés à un retard d’apprentissage. “Depuis quatre ans, nous innovons avec un ‘professeur numérique’ grâce auquel nous apportons une réponse beaucoup plus ciblée aux besoins individuels de nos élèves”, apprécie Olivier Dijkmans, professeur de la classe de 5e A.

“Omnimundo est une école primaire communale ordinaire d’Anvers-Nord, un quartier caractérisé par une grande diversité”, précise Olivier Dijkmans, connu à l’école sous le nom de “maître Oli”. “De nombreux élèves sont des primo-arrivants originaires de zones de conflits et dont les parents sont souvent des réfugiés. Certains n’ont jamais été à l’école. En d’autres termes, ils présentent d’importants écarts de niveau. Cela exige une approche différenciée.”

Encre numérique

“Notre école mise depuis plusieurs années sur l’informatique. Nous intégrons l’ordinateur dans toutes les classes afin d’aider à la fois nos professeurs et nos élèves. Depuis quatre ans, nous expérimentons un ‘professeur numérique’ en 5e A. Tous les élèves disposent d’une tablette Microsoft Surface Pro sur laquelle ils écrivent avec un stylet numérique. Ils partagent ainsi leurs notes avec le professeur, qui peut à son tour donner un feed-back direct et individualisé. Lorsque je remarque qu’un élève est en difficulté dans ses exercices de calcul, je peux les adapter à ses besoins spécifiques en quelques clics. Bien entendu, les enfants écrivent encore de temps en temps sur du papier, par exemple pour avoir une version cahier.”

“Nos élèves écrivent avec un stylet numérique, ce qui me permet de visualiser immédiatement leurs notes et de leur donner un feed-back personnalisé.”
Olivier Dijkmans
enseignant à Omnimundo
©Studio Dann

L’école a opté pour la Microsoft Surface Pro parce qu’il s’agit d’un “appareil productif”. “Avec d’autres tablettes, on est lié à des applications commerciales sur lesquelles les élèves peuvent certes ‘consommer’, mais la plupart de ces applications ont trop peu de rapports avec la matière. Nous connectons les appareils que nous adoptons à un environnement d’apprentissage robuste composé de matériel pédagogique propre, mais aussi des illustrations, des hyperliens et des vidéos que nous conservons dans le cloud. En outre, cette tablette nous permet de continuer à utiliser nos anciens outils numériques. Nous pouvons reprendre les exercices que nous avons enregistrés sur CD-ROM – un produit de la préhistoire numérique! – voici 20 ans. Enfin, nous inculquons très tôt à nos élèves les bases du codage à l’aide de blocs de jeux, dans une atmosphère très ludique.”

Réseau international

Le néerlandais n’est pas une langue facile, les primo-arrivants en font trop souvent l’expérience. Dans ce domaine aussi, les tablettes apportent une solution. “Prenez la lecture avec écoute. Les élèves entendent le texte qu’ils voient apparaître sur leur écran. S’ils rencontrent un mot qu’ils ne connaissent pas, ils cliquent dessus, reçoivent l’explication en néerlandais et écoutent la traduction dans leur langue maternelle, tandis qu’un pictogramme s’affiche. Voici un bel exemple de la manière dont nous pouvons embrasser la diversité et différencier notre enseignement. Il est juste regrettable que le néerlandais représente une région linguistique aussi réduite: les possibilités dont nous disposons ont parfois un peu de retard, surtout par rapport au monde anglo-saxon.”

©Studio Dann

L’informatique en classe devient une évidence pour un nombre croissant de collègues, mais ce n’est pas toujours aussi simple. “De nombreux enseignants s’agitent à la simple vue d’un câble (il rit). Pourtant, l’informatique peut procurer énormément d’avantages. C’est vrai, il faut un peu de temps pour adapter son matériel de cours, mais à plus long terme, il est possible de l’utiliser de manière beaucoup plus efficace et de proposer un trajet individuel à chaque élève ou presque. Et le travail des élèves gagne lui aussi en efficacité – c’est pourquoi nous ne devons presque plus donner de devoirs. C’est la voie que doit emprunter l’enseignement, j’en suis convaincu.”

Pour conclure, “maître Oli” évoque la Microsoft Educator Community. “Un réseau international de professeurs qui se fréquentent à la fois dans un environnement numérique et physique. L’objectif est d’échanger des conseils et de s’inspirer mutuellement. Enfin, nous pouvons nous adresser au Teacher Engagement Manager de Microsoft qui nous fournit des solutions pratiques.”

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