Préavis de grève de plusieurs jours à la SNCB

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Metisp-Protect va déposer un préavis de grève pour plusieurs jours, étalés sur plusieurs semaines. Le nouveau syndicat issu des rangs de la CGSP dénonce le manque d'effectifs de la SNCB et les nominations partisanes de la direction.

Le nouveau syndicat agréé à la SNCB s’apprête à donner du fil à retordre aux dirigeants de l’entreprise et à bousculer les syndicats reconnus (CGSP-Cheminots, CSC-Transcom). Selon nos informations, Metisp-Protect va déposer un préavis de grève pour plusieurs jours, étalés sur plusieurs semaines. "C’est un préavis que nous déposons à la demande des roulants (conducteurs et accompagnateurs de train) pour couvrir les éventuelles actions des agents. La direction de la SNCB ne veut rien lâcher et fait des propositions qui sont toutes rejetées par les cheminots concernés", nous a confié Mohammed Benyaich, président de Metisp.

Le recommandé prévenant le président de HR Rail (gestion des ressources humaines de la SNCB et d’Infrabel), Jean-Claude Fontinoy (MR) est prêt et devrait être envoyé aujourd’hui.

QUAND? Le préavis s’étend du 28 mai au 29 juin avec des actions sociales pouvant intervenir du 28 au 29 mai, du 4 au 6 juin, du 13 au 15 juin et du 18 au 19 juin. D’après les dirigeants de Metisp, le préavis couvre la période d’un mois, plus longue que les moments d’action, pour se donner une marge et maintenir la pression sur les dirigeants du groupe ferroviaire SNCB/Infrabel.

POURQUOI? Metisp estime que la proposition d’augmentation des salaires des conducteurs de train traduit la volonté des dirigeants d’augmenter la productivité et la suppression des jours de liberté. Il dénonce "une volonté manifeste" des dirigeants de la SNCB et d’Infrabel de "maintenir les effectifs en deçà de ce qui est prévu, au détriment de la vie sociale et privée des agents". Il accuse le transporteur ferroviaire de procéder à des "nominations partisanes de certains agents se basant sur du copinage" au lieu de considérations liées aux compétences. Le nouveau syndicat dénonce des mesures unilatérales imposées aux agents "dans la plus grande opacité".

Il demande une revalorisation nette des salaires pour les "roulants" sans exigence d’augmentation de la productivité et des engagements suffisants de personnel statutaire dans toutes les catégories de métiers. Mais ses dirigeants veulent surtout participer aux réunions de conciliation lors des conflits sociaux au même titre que les syndicats reconnus (CGSP-Cheminots et CSC-Transcom). La barre des revendications est placée très haut. La question est de savoir l’attitude qu’adopteront ces derniers.

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